Rues de Appoigny
127 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire de la Biche
patrimoineAllée de la Fontaine Gillotte
patrimoineAllée de l'Astrolabe
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Allée des Bergeronnettes
patrimoineAllée des Bouvreuils
patrimoineAllée des Pervenches
patrimoineAllée des Tourterelles
patrimoineAllée des Violettes
patrimoineAllée du Château de Regennes
patrimoineAutoroute du Soleil
patrimoineAvenue Colette
patrimoineAvenue de Freudenburg
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
patrimoineAvenue Jules Verne
patrimoineAvenue Marie Noël
patrimoineAvenue Max Pol Fouchet
patrimoineAvenue Restif de la Bretonne
patrimoineAvenue Romain Rolland
patrimoineChemin de Beaulieu
patrimoineChemin de Chansy
patrimoineChemin de Chaumoy
patrimoineChemin de Chignard
patrimoineChemin de la Baillie
patrimoineChemin de la Bailly
patrimoineChemin de la Douette
patrimoineChemin de la Folle Pensée
patrimoineChemin de la Grosse Ruelle
patrimoineChemin de la Perrière à Appoigny
patrimoineChemin de la Porte d'en Haut
patrimoineChemin de la Vaux
patrimoineChemin de Monthibault
patrimoineChemin des Briards
patrimoineChemin des Courtis
patrimoineChemin des Égeoires
patrimoineChemin des Prés de Vaux
patrimoineChemin des Ruelles
patrimoineChemin du Cheminot
patrimoineChemin du Fond de Vaux
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin Pougy
patrimoineGiratoire Galilée
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse de la Motte Bridard
patrimoineImpasse de l'Arche
patrimoineImpasse de l'Étang
natureImpasse des Ruelles
patrimoineImpasse du Clos du Pré
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace du 11 Novembre 1918
patrimoinePlace du Huit Mai 1945
patrimoinePlace du Marché
patrimoinePoids Lourd
patrimoineQuai de Regennes
patrimoineRoute d'Appoigny
patrimoineRoute d'Auxerre
patrimoineRoute de Branches
patrimoineRoute de Charbuy
patrimoineRoute de Chichery
patrimoineRoute de Gréau
patrimoineRoute de Joigny
patrimoineRoute de Paris
patrimoineRoute de Perrigny
patrimoineRoute des Bries
patrimoineRoute des Gorges
patrimoineRue Boucault
patrimoineRue Châtel Bourgeois
patrimoineRue de Faronville
patrimoineRue de l'Abreuvoir
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Croix Charbonnière
patrimoineRue de la Croix de Maitremont
patrimoineRue de la Fontaine à Oudot
patrimoineRue de la Fosse aux Anglais
patrimoineRue de la Libération
patrimoineLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France pendant près d'un an, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Motte Bridard
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