Rues de Anse-Bertrand
245 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Avenue Vital Borifax
patrimoineChemin Bétin
patrimoineChemin de Campêche Vicinal
patrimoineChemin de Duchaine
patrimoineChemin de l'Amitié
patrimoineChemin de la Patate Douce
patrimoineChemin de l'Equitation
patrimoineChemin de Monroc
patrimoineChemin de Pistolet
patrimoineImpasse Albert Flagie
patrimoineImpasse Alexandre Dumas
patrimoineImpasse Anthurium
patrimoineImpasse Arctique
patrimoineImpasse Arlande Daupin
natureImpasse Armand Cherubin
patrimoineImpasse Baobab
patrimoineImpasse Bernis Rival
patrimoineImpasse Camille Velin
patrimoineImpasse Caraîbe
patrimoineImpasse Catalina
patrimoineImpasse Cerito
patrimoineImpasse Charles Baudelaire
patrimoineImpasse Courbaril
patrimoineImpasse de Curaçao
patrimoineImpasse de la Barbade
patrimoineImpasse de la Dominique
patrimoineImpasse de la Jamaïque
patrimoineImpasse de la Méditerranée
patrimoineImpasse de l'Antarctique
patrimoineImpasse des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Impasse des Acomats
patrimoineImpasse des Aloès
natureÉtrange plante que l'aloès. Aucun tronc, aucune branche — juste une rosette charnue de feuilles épaisses, dressées vers le ciel, gorgées d'un gel translucide qui a fait sa gloire à travers les siècles. Cassez une feuille : il en coule une sève fraîche et gluante dont l'humanité s'est servie depuis l'Antiquité pour soigner ses brûlures, ses coupures et ses plaies. Le genre Aloe compte près de 500 espèces, apparues il y a 19 millions d'années en Afrique australe. Contrairement à ce qu'on croit souvent, ce n'est pas un cactus mais une plante succulente de la famille des Asphodélacées. Son usage médicinal est millénaire : on en trouve trace sur des tablettes sumériennes de 2100 avant notre ère, puis dans le célèbre papyrus Ebers d'Égypte (1550 avant J.-C.). La légende veut même qu'Aristote ait persuadé Alexandre le Grand de s'emparer de l'île de Socotra pour approvisionner ses armées. Sa feuille cache deux substances distinctes : le gel intérieur, cicatrisant et hydratant, utilisé dans mille crèmes et boissons ; et le latex jaune juste sous l'écorce, riche en aloïne — puissant laxatif que l'ANSES a classé depuis 2018 parmi les cancérogènes possibles. Le remède et son excès, dans la même feuille. Un pot d'aloès sur un rebord de fenêtre, c'est peut-être le seul objet dans une cuisine à réunir sur lui-même quatre mille ans de médecine, une part d'Égypte antique, et une petite pharmacie familiale — le tout sans jamais parler.
Impasse des Ananas
patrimoineImpasse des Bégonias
patrimoineImpasse des Bigarades
patrimoineImpasse des Cocotiers
patrimoineImpasse des Colibris
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Coquillages
patrimoineImpasse des Egaux
patrimoineImpasse des Espadons
patrimoineImpasse des Fougères
patrimoineImpasse des Géraniums
patrimoineImpasse des Hirondelles
natureImpasse des Îles Canaries
patrimoineImpasse des Îles Grenadines
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Mahoganys
patrimoineImpasse des Mandarines
patrimoineImpasse des Mayoleurs
patrimoineImpasse des Mombins
patrimoineImpasse des Nénuphars
patrimoineImpasse des Ortolans
patrimoineImpasse des Poiriers
patrimoineImpasse des Poneys
patrimoineImpasse des Rosiers
patrimoineImpasse des Surelles
patrimoineImpasse des Suretiers
patrimoineImpasse des Tamariniers
patrimoineImpasse des Tulipes
patrimoineImpasse du Charon
patrimoineImpasse du Léwoz
patrimoineImpasse Ernest Pépin
patrimoineImpasse Fleuri Noël
patrimoineImpasse Gerty Archimede
patrimoineImpasse Gisèle Pineau
patrimoineImpasse Honoré Sainton
patrimoineImpasse Ile de la Grenade
patrimoineImpasse Isidore Guimba
patrimoineImpasse Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Impasse Losy Ravinel Samuel
patrimoineImpasse Martin Luther King
patrimoineImpasse Océanie
patrimoineImpasse Pakala
patrimoineImpasse Pamplemousse
patrimoineImpasse Pitaya
patrimoineImpasse Quenettiers
patrimoineImpasse Rosa Parks
patrimoineImpasse Saint-Barthélémy
patrimoineImpasse Sant-John Perse
patrimoineImpasse Topinambour
patrimoineImpasse Vivaneau
patrimoineImpasse Woulé
patrimoineLotissement SCI AMA
patrimoinename=Impasse des Îles Grenadines
patrimoinePlace Victor Schoelcher
patrimoineRoute de Bebian
patrimoineRoute de Goguette
patrimoineRoute de la Grande Vigie
patrimoineRoute de la Porte d'Enfer
patrimoineRoute de Man Louis
patrimoineRoute de Moule
patrimoineRoute de Papin
patrimoineRoute de Pavillote
patrimoineRoute de Portland
patrimoineRoute de Saint-Jacques
patrimoineRoute des Caraïbes
patrimoineRoute des Grand Fonds Rose
patrimoineRoute de Zenon
patrimoineRue Abbé Grégoire
patrimoineRue Achille René-Boisneuf
patrimoineRue Aimé Césaire
patrimoineRue Armand Budan
patrimoineRue Aurélien Irep
patrimoineRue Barbadine
patrimoineRue Bertrand Maréchaux
patrimoineRue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue Cheikh Anta Diop
patrimoineRue Chevalier de Saint-George
patrimoineRue Citronnelle
patrimoineRue de Bertaudière
patrimoineRue de Fond Rose
patrimoineRue de la Badiane
patrimoineRue de la Canne à sucre
patrimoineRue de la Dictame
patrimoineRue de la Ferme
patrimoineRue de la Fleur de Lys
patrimoineRue de la Fleur d'Oranger
patrimoineRue de l'Afrique
patrimoineRue de l'Anse-Colas
patrimoineRue de la Pointe Antigue
patrimoineRue de la Verdure
patrimoineRue de la Vinaigrerie
patrimoineRue de l'Europe
patrimoineRue de l'Habitation Sans Fenêtre
patrimoineRue de l'Indigo
patrimoineRue des Abricotiers
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Acajous
patrimoineRue des Ajoncs
patrimoineRue des Alamandas
patrimoineRue des Alpinias
patrimoineRue des Amandiers
patrimoineRue des Antilles
patrimoineRue des Artistes
patrimoineRue des Barbarins
patrimoineRue des Bougainvilliers
patrimoineRue des Cannelles
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Champions
patrimoineRue des Clémentines
patrimoineRue des Continents
patrimoineRue des Coraux
patrimoineRue des Corossoliers
patrimoineRue des Crécerelles
patrimoineRue des Écrivains
patrimoineRue des Flamboyants
patrimoineRue des Fleurs
patrimoineRue des Frégates
patrimoineRue des Goyaviers
patrimoineRue des Grands Carbets
patrimoineRue des Groseilles
patrimoineRue des Hérons
patrimoineRue des Hibiscus
patrimoineRue des Icaques
patrimoineRue des Lantanas
patrimoineRue des Lauriers
patrimoineRue des Légumineuses
patrimoineRue des Libellules
patrimoineRue des Lucioles
patrimoineRue des Malangas
patrimoineRue des Merles Siffleurs
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Multipliants
patrimoineRue des Oliviers
patrimoineRue des Palmiers
patrimoineRue des Papayers
patrimoineRue des Pêcheurs
patrimoineRue des Perruches
patrimoineRue des Pervenches
patrimoineRue des Poêtes
patrimoineRue des Pommes-Cannelles
patrimoineRue des Pommes Lianes
patrimoineRue des Prunes Cythères
patrimoineRue des Raisiniers
patrimoineRue des Ramiers
patrimoineRue des Rouges-Gorges
natureCette petite boule de plumes brunes au poitrail orange vif qui vous observe, tête penchée, pendant que vous bêchez le potager, c'est lui : Erithacus rubecula, le rouge-gorge familier. S'il vous suit à la trace, ce n'est pas par affection mais par opportunisme — à l'origine, il escortait les sangliers qui fouissaient le sol et faisaient remonter vers et insectes. Rareté chez les oiseaux, il chante presque toute l'année, y compris en plein hiver ; sa voix flûtée et un peu triste résonne dans les matins gris de novembre alors que tous les autres se sont tus. Sous ses airs mignons, c'est une petite terreur : territorial jusqu'à l'obsession, il chasse sans pitié tout intrus, y compris ses propres congénères, et il n'est pas rare qu'un rouge-gorge meure tué par un autre rouge-gorge. Le folklore chrétien raconte qu'il aurait pris cette teinte en tentant de retirer une épine de la couronne du Christ, tachant sa poitrine à jamais. Dans le monde anglo-saxon, il est indissociable de Noël — vous le verrez sur toutes les cartes de vœux britanniques. Sa vie est brève, deux ans en moyenne. Mais pendant ces quelques saisons, il aura chanté sans relâche, tenu son bout de haie contre vents et marées. Peu d'oiseaux méritent autant qu'on leur laisse une place.
Rue des Rougets
patrimoineRue des Salsepareilles
patrimoineRue des Sapotilles
patrimoineRue des Sucriers
patrimoineRue des Tambouyers
patrimoineRue des Tourterelles
patrimoineRue du Cavalier
patrimoineRue du Cimetière
patrimoineRue du Commandant Mortenol
patrimoineRue du Curcuma
patrimoineRue du Docteur Henry Joseph
patrimoineRue du Galop
patrimoineRue du Haras
patrimoineRue du Ka
patrimoineRue du Kaladja
patrimoineRue du Mendé
patrimoineRue du Moulin de Grands-Fonds
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin de Montrésor
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Paddock
patrimoineRue du Safran
patrimoineRue Edouard Clamy Drouode
patrimoineRue Émile Lafontaine
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue Euvremont Gene
patrimoineRue Flavien Ferrant
patrimoineRue Foulque d'Amérique
patrimoineRue Framboisin
patrimoineRue Gaston Gerville-Réache
patrimoineRue Gilles Floro
patrimoineRue Gouverneur Général Félix Éboué
patrimoineRue Gratien Candace
patrimoineRue Guy Cornely
patrimoineRue Guy Daninthe
patrimoineRue Guy Tirolien
patrimoineRue Hégésippe Légitimus
patrimoineRue Herman Tel
patrimoineRue Herman Thézin
patrimoineRue Jacob Desvarieux
patrimoineRue Joseph Ignace
patrimoineRue Karapat
patrimoineRue Lagarde
patrimoineRue Lizin Santral
patrimoineRuelle de la Sagesse
patrimoineRue Louis Delgrès
patrimoineRue Lucile de la Mahaudière
patrimoineRue Nelson Mandela
patrimoineRue Norbert Daulcle
patrimoineRue Octavien Vent
patrimoineRue Olympe Pierrot Beral
patrimoineRue Patrick Saint-Éloi
patrimoineRue Pomme Malaka
patrimoineRue Prune Café
patrimoineRue René Louis Ruillier
patrimoineRue Res Bellevue
patrimoineRue Résidence Macaille
patrimoineRue Romarin Bord de Mer
patrimoineRue Rosuel Doussaint
patrimoineRue Semyr Achille Relimien
patrimoineRue Serge Nubret
patrimoineRue Sony Rupaire
patrimoineRue Stéphane Francisquin
patrimoineRue Tortola
patrimoineRue Toussaint Louverture
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Victor Schœlcher
patrimoineTrace des Falaises
patrimoineTrace des Pêcheurs
patrimoineTrace du Grand Cul-de-Sac Marin
patrimoine