Rues de Anneyron
220 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Marrons
patrimoineAllée des Poiriers
patrimoineAllée des Terrasses
patrimoineAllée Gilbert Metral
patrimoineAllée Jules Nadi
patrimoineChemin Combe Bâtie
patrimoineChemin de Basse Valloire
patrimoineChemin de Billebos
patrimoineChemin de Chalandard
patrimoineChemin de Cogne
patrimoineChemin de Favier
patrimoineChemin de Fretillière
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patrimoineChemin de Grange Rouge
patrimoineChemin de la Batazone
patrimoineChemin de la Beauce
patrimoineChemin de la Bretonnière
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patrimoineChemin de la Buissonnière
patrimoineChemin de la Caborne
patrimoineChemin de la Châtaigneraie
patrimoineChemin de la Combe
patrimoineChemin de la Croze
patrimoineChemin de la Faite
patrimoineChemin de la Grand'Mère
patrimoineChemin de la Philomène
patrimoineChemin de la Plaine
patrimoineChemin de l'Argentelle
patrimoineChemin de la Rose
patrimoineChemin de la Rouge
patrimoineChemin de la Thine
patrimoineChemin de l'Oron
patrimoineChemin de Mades
patrimoineChemin de Polletière
patrimoineChemin de Rafine
patrimoineChemin des Aubépines
patrimoineChemin des Baronnats
patrimoineChemin des Billes
patrimoineChemin des Bourgeons
patrimoineChemin des Chimours
patrimoineChemin des Coquelicots
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patrimoineChemin des Grottes
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patrimoineChemin des Limites
patrimoineChemin des Malatras
patrimoineChemin des Malnotes
patrimoineChemin des Malnottes
patrimoineChemin des Moilles
patrimoineChemin des Petites Pierres
patrimoineChemin des Pierrelets
patrimoineChemin des Pyrus
patrimoineChemin des Terres Noires
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin du Bois
patrimoineChemin du Bois de Lune
patrimoineChemin du Canal
patrimoineChemin du Chirial
patrimoineChemin du Colombier
patrimoineChemin du Courtil
patrimoineChemin du Creux des Moutonnes
patrimoineChemin du Cros
patrimoineChemin du Pérouzet
patrimoineChemin du Plateau
patrimoineChemin du Safran
patrimoineChemin du Toine
patrimoineChemin du Turail
patrimoineChemin du Vallon
patrimoineChemin du Vieux Puits
patrimoineChemin Profond
patrimoineChemin Thibaud
patrimoineClos des Hespérides
patrimoineImpasse Célestin Freinet
patrimoineImpasse de Carementrand
patrimoineImpasse de la Blache
patrimoineImpasse de l'Amphithéâtre
cultureImpasse de la Revicole
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Impasse des Allégrets
patrimoineImpasse des Bleuets
patrimoineImpasse des Champs Dorés
patrimoineImpasse des Cigales
patrimoineImpasse des Clacieux
patrimoineImpasse des Collières
patrimoineImpasse des Épices
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Moilles
patrimoineImpasse des Oliviers
patrimoineImpasse des Petites Pierres
patrimoineImpasse du Bancel
patrimoineImpasse du Buis
patrimoineImpasse du Hameau des Muses
patrimoineImpasse Gratte Soleil
patrimoineImpasse la Campagne
patrimoineImpasse la Cerisaie
patrimoineImpasse le Pré aux Alouettes
patrimoineImpasse Saint-Amour
patrimoineLes Hauts de Coinaud
patrimoineLotissement Clos des Cassis
patrimoineLotissement Clos des Mûriers
patrimoineLotissement Jardins de Carementrand
patrimoineLotissement le Clos de Jeanne
patrimoineLotissement le Clos de la Mady
patrimoineLotissement le Clos de la Poste
patrimoineLotissement le Clos des Chevaux
patrimoineLotissement les Tournesols
patrimoineMontée du Pressoir
patrimoineParvis Marie-Pierre Fayard
patrimoinePlace Camille Gervais
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace Rambaud
patrimoineRD1
patrimoineRoute d'Albon
patrimoineRoute d'Anneyron
patrimoineRoute de Chambalud
patrimoineRoute de Châteauneuf
patrimoineRoute de Combe Bergère
patrimoineRoute de Fondeville
patrimoineRoute de Font Flacher
patrimoineRoute de la Bergeraie
patrimoineRoute de la Blachette
patrimoineRoute de Lachal
patrimoineRoute de la Valloire
patrimoineRoute de la Veuze
patrimoineRoute de Mallegarde
patrimoineRoute de Mantaille
patrimoineRoute de Mantailles
patrimoineRoute de Pierre Blanche
patrimoineRoute d'Épinouze
patrimoineRoute de Rapon
patrimoineRoute de Rosay
patrimoineRoute de Saint-Martin
patrimoineRoute de Saint-Sorlin
patrimoineRoute des Balmes
patrimoineRoute des Barges
patrimoineRoute des Bourgeons
patrimoineRoute des Chargeots
patrimoineRoute des Cotons
patrimoineRoute des Crêtes
patrimoineRoute des Delphinières
patrimoineRoute des Eymards
patrimoineRoute des Faravés
patrimoineRoute des Fouillouses
patrimoineRoute des Fouillouses Nord
patrimoineRoute des Fouillouses Sud
patrimoineRoute des Grandes Pierres
patrimoineRoute des Granges
patrimoineRoute des Jacquiers
patrimoineRoute des Prairies
natureRoute des Secrétaires
patrimoineRoute des Serres
patrimoineRoute des Sources
patrimoineRoute des Tabardes
patrimoineRoute des Templiers
patrimoineRoute des Teppes et Moiles
patrimoineRoute des Vergers
patrimoineRoute du Bois d'Ay
patrimoineRoute du Bois Saint-Michel
patrimoineRoute du Chêne
natureRoute du Creux de la Thine
patrimoineRoute du Cros
patrimoineRoute du Four Banal
patrimoineRoute du Mas des Blains
patrimoineRoute Maison Forte
patrimoineRoute Vallis Auréa
patrimoineRue Amédée Brenier
patrimoineRue Aristide Briand
patrimoineRue Bernard Labrosse
patrimoineRue Bernard Morel
patrimoineRue de Combe Brune
patrimoineRue de la Batazone
patrimoineRue de Lachal
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Guichardière
patrimoineRue de la Plaine
patrimoineRue de l'Argentelle
patrimoineRue de l'Europe
patrimoineRue de Saleton
patrimoineRue des Allegrets
patrimoineRue des Armarines
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Grandes Pierres
patrimoineRue des Groubons
patrimoineRue des Lagères
patrimoineRue des Plantays
patrimoineRue des Tamaris
patrimoineRue des Tennis
patrimoineRue des Vergers de Coinaud
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Buis
patrimoineRue du Gardier
patrimoineRue du Gymnase
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Levant
patrimoineRue du Marquis d'Arlandes
natureRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Ernest Durand
patrimoineRue Étroite
patrimoineRue Gabriel Gemelas
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Guette-Dîner
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jules Ferry
patrimoineRue Jules Nadi
patrimoineRue Maurice Faure
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Brottier
patrimoineRue Raymond Alleon
patrimoineRue Raymond Alléon
patrimoineRue Saint-Didier
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Victor Lafuma
patrimoineSente du Cheval Gobi
patrimoineSquare des Allégrets
patrimoineSquare des Cantarelles
patrimoine