Rues de Andrézieux-Bouthéon
293 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Albert Schweitzer
patrimoineAllée Alexandre Dumas
patrimoineAllée Anais
patrimoineAllée Andrea
patrimoineAllée Andrée Petit
patrimoineAllée Bois du Muguet
patrimoineAllée Chantalouette
patrimoineAllée Charles Lindbergh
patrimoineAllée Claudius Juquel
patrimoineAllée Clos des Charmes
patrimoineAllée de Clémence
patrimoineAllée de la Croix de Bois
patrimoineAllée de la Vigne
natureAllée de l’Envolée
patrimoineAllée de l’Obier
patrimoineAllée de l’Oiseau Blanc
patrimoineAllée de l’Orchidée
patrimoineAllée de Montgolfières
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Allée des Albizias
patrimoineAllée des Aulnes
patrimoineAllée des Bouleaux
patrimoineAllée des Bruyères
patrimoineAllée des Buis
patrimoineAllée des Capucines
patrimoineAllée des Cibaudes
patrimoineAllée des Cyprès
patrimoineAllée des Dauphins
patrimoineAllée des Épicéas
patrimoineAllée des Érables
patrimoineAllée des Fournels
patrimoineAllée des Framboisines
patrimoineAllée des Genévriers
patrimoineAllée des Gérentelles
patrimoineAllée des Goutterons
patrimoineAllée des Grandes Camelines
patrimoineAllée des Grandes Roches
patrimoineAllée des Grands Peupliers
natureAllée des Hibiscus
patrimoineAllée des Hortensias
patrimoineAllée des Houx
patrimoineAllée des Jardins de Pétrus
patrimoineAllée des Lilas
patrimoineAllée des Lys
patrimoineAllée des Marguerites
patrimoineAllée des Mariniers
patrimoineAllée des Marronniers
patrimoineAllée des Mongolfières
patrimoineAllée des Noisetiers
patrimoineAllée des Oréades
patrimoineAllée des Potentilles
patrimoineAllée des Pres
patrimoineAllée des Roseaux
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Seringas
patrimoineAllée des Spirées
patrimoineAllée des Troënes
patrimoineAllée des Vernes
patrimoineAllée d’Icare
patrimoineAllée Dolce Vista
patrimoineAllée du Bien-Être
patrimoineAllée du Bonheur
patrimoineAllée du Clos du Verger
patrimoineAllée du Clos Midroit
patrimoineAllée du Clos Printanier
patrimoineAllée du Figuier
patrimoineAllée du Jasmin
patrimoineAllée du Levant
patrimoineAllée du Petit Volon
patrimoineAllée du Romarin
patrimoineAllée la Fenière
patrimoineAllée la Forézienne
patrimoineAllée la Migalière
patrimoineAllée Leanne
patrimoineAllée le Clos des Saisons
patrimoineAllée Panasol
patrimoineAvenue Benoit Fourneyron
patrimoineAvenue Benoît Fourneyron
patrimoineAvenue Catherine de Bouthéon
patrimoineAvenue de l'Europe
patrimoineAvenue de Montbrison
patrimoineAvenue de Saint-Étienne
patrimoineAvenue de Veauche
patrimoineAvenue du Parc
patrimoineAvenue Hélène Boucher
patrimoineAvenue Jean Martouret
patrimoineAvenue Jean Mermoz
patrimoineAvenue Saint-Exupéry
patrimoineBoulevard Charles Voisin
patrimoineBoulevard de l'Industrie
patrimoineBoulevard Jean-Jaurès
patrimoineBoulevard Joseph Cugnot
patrimoineBoulevard Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Boulevard Pierre Desgranges
patrimoineChemin Auguste Arsac
patrimoineChemin de Collonges
patrimoineChemin de la Bariole
patrimoineChemin de l'Abreuvoir
patrimoineChemin de la Gravière
patrimoineChemin de la Merlée
patrimoineChemin de la Petite Loire
patrimoineChemin de la Quérillère
patrimoineChemin de Pré Grand
patrimoineChemin des Bords de Loire
patrimoineChemin des Camaldules
patrimoineChemin des Crazats
patrimoineChemin des Filles
patrimoineChemin des Grands Menus
patrimoineChemin des Mûriers
patrimoineChemin des Sables
patrimoineChemin des Vergers
patrimoineChemin Neuf
patrimoineCôte du Coutarat
patrimoineCôte Noire
patrimoineEsplanade des Camaldules
patrimoineEsplanade des Inventeurs
patrimoineHameau de la Poste
patrimoineImpasse Albert Camus
patrimoineImpasse Chateaubriand
patrimoineImpasse Clément Ader
patrimoineImpasse de la Cure
patrimoineImpasse de la Paix
patrimoineImpasse des Amandiers
patrimoineImpasse des Grands Menus
patrimoineImpasse des Jarretières
patrimoineImpasse des Magnolias
patrimoineImpasse des Maladières
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Oliviers
patrimoineImpasse des Tulipes
patrimoineImpasse Dieudonné Coste
patrimoineImpasse du Furan
patrimoineImpasse du Jougtier
patrimoineImpasse Georges Guynemer
patrimoineImpasse Georges Leclanché
patrimoineImpasse Jean-Baptiste Boussingault
patrimoineImpasse Jean Simand
patrimoineImpasse Joseph le Brix
patrimoineImpasse le Pré de Marie
patrimoineImpasse les Foins
patrimoineImpasse Marquet
patrimoineImpasse Paccard
patrimoineImpasse Reine Givord
patrimoineImpasse Saint-Exupéry
patrimoineLe Clos des Pins
patrimoineLotissement le Petit Prince
patrimoineLotissement les Séquoias
patrimoineLotissement Plein Sud
patrimoinePassage Paul Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Place de la Carra
patrimoinePlace de la Croix Rapeau
patrimoinePlace du Forez
patrimoinePlace Jean Simand
patrimoinePlace Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Rond-Point Adrienne Bolland
patrimoineRond-Point Auguste Colonna
patrimoineRond-Point Charles Dallière
patrimoineRond-Point de la Croix Rapeau
patrimoineRond-Point de la Roue
patrimoineRond-Point de l'Avion
patrimoineRond-point de l'Europe
patrimoineRond-Point des Chambons
patrimoineRond-point des Goutterons
patrimoineRond-Point des Milieux
patrimoineRond-point des Peyrardes
patrimoineRond-Point François Durafour
patrimoineRond-point Hélène Boucher
patrimoineRond-Point Marius Berliet
patrimoineRond-Point Ormes Est
patrimoineRond-Point Ormes Ouest
patrimoineRoute d'Andrézieux
patrimoineRoute de Aéroport
patrimoineRue Adrienne Bolland
patrimoineRue Alexander Fleming
patrimoineRue Alfred Nobel
patrimoineRue Amélia Earhardt
patrimoineRue Amy Johnson
patrimoineRue André Richard
patrimoineRue Andre Turcat
patrimoineRue Aristide Briand
patrimoineRue Auguste et Louis Lumière
patrimoineRue Barthélémy Thimonnier
patrimoineRue Benoit Fourneyron
patrimoineRue Bernard Palissy
sciencesArtisan autodidacte devenu l'un des plus grands céramistes de la Renaissance, Bernard Palissy (v.1510-1589) passa seize ans de sa vie obstinément penché sur son four, à chercher le secret de l'émail blanc à la vénitienne — ruinant sa famille, brûlant ses meubles pour alimenter son feu quand le bois vint à manquer. La légende, colportée jusque dans l'Encyclopédie de Diderot, veut qu'il ait sacrifié jusqu'aux planches de son plancher. Sa persévérance finit par payer : il inventa les fameuses « rustiques figulines », plats et bassins émaillés où grouillent, en relief saisissant, lézards, poissons, serpents, grenouilles et coquillages moulés d'après nature. Sa virtuosité lui valut la protection de Catherine de Médicis, pour qui il aménagea une grotte céramique aux Tuileries. Mais Palissy fut aussi un précurseur des sciences : converti au protestantisme vers 1546, il donna des conférences remarquées sur les eaux, les métaux, la formation des roches, et défendit contre l'Église l'idée révolutionnaire que les fossiles sont des restes d'animaux réels — bien avant la naissance de la paléontologie. Ses convictions religieuses lui valurent la prison sous Henri II, puis la Bastille à près de quatre-vingts ans, où il mourut en 1589. On dit qu'Henri III, venu le presser d'abjurer, s'entendit répondre : « Sire, vous ne pouvez rien contre moi, car je sais mourir. »
Rue Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
Rue Charles-Dallière
patrimoineRue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue Charles Nungesser
patrimoineRue Christophe Colas
patrimoineRue Claude Coignet
patrimoineRue Claude Limousin
patrimoineRue Claudius Juquel
patrimoineRue Clément Ader
patrimoineRue Colette
patrimoineRue Colonel Louis Lemaire
patrimoineRue de Beauregard
patrimoineRue de Collonges
patrimoineRue de Garennes
patrimoineRue de la Baume
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Chaux
patrimoineRue de la Fabrique
patrimoineRue de la Fontchalon
patrimoineRue de la Guérite
patrimoineRue de la Joaterie
patrimoineRue de la Loire
patrimoineRue de la Montée des Roches
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Poterne
patrimoineRue de la Ronzière
patrimoineRue de la Verchère
patrimoineRue de l'Oratoire
patrimoineRue Denis Papin
patrimoineRue de Prégrand
patrimoineRue des Bougainvilliers
patrimoineRue des Bulieux
patrimoineRue des Bullieux
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue des cèdres
patrimoineRue des Chambons
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Cures
patrimoineRue des Essarts
patrimoineRue des Jarretières
patrimoineRue des Noyers
patrimoineRue des Paturaux
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des Vals
patrimoineRue Dorine Bourneton
patrimoineRue du 18 Juin 1827
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Confluent
patrimoineRue du Couvent
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Onze Novembre
patrimoineRue du Perrot
patrimoineRue du Pré Rude
patrimoineRue d'Urfé
patrimoineRue du Tilleul
natureRue du Treyve
patrimoineRue du Vivier
patrimoineRue Édouard Branly
patrimoineRue Édouard Garet
patrimoineRue Élisa Deroche
patrimoineRue Émile Mercier
patrimoineRue Émile Reymond
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue Ennemonde DIard
patrimoineRue Étienne Mimard
patrimoineRue Fernand Bonis
patrimoineRue Forez Sud
patrimoineRue François Coli
patrimoineRue François Durafour
patrimoineRue Georges Guynemer
patrimoineRue Guillaume de Gadagne
patrimoineRue Henri Guillaumet
patrimoineRue Hippolyte Sauzéa
patrimoineRue Jacqueline Auriol
patrimoineRue Jacques de Lesseps
patrimoineRue Jean Autelin
patrimoineRue Jean de la Fontaine
patrimoineRue Jean Imbert
patrimoineRue Jean Martouret
patrimoineRue Jean Vende
patrimoineRue Joseph le Brix
patrimoineRue Jules Riboulon
patrimoineRue Jules Védrines
patrimoineRue Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Louis Ampère
patrimoineRue Louis Antoine Beaunier
patrimoineRue Louis Blériot
patrimoineRue Louis Charles Breguet
patrimoineRue Louis de Gallois
patrimoineRue Marcellin Girinon
patrimoineRue Marc Seguin
patrimoineRue Marie Marvingt
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patrimoineRue Mathieu de Bourbon
patrimoineRue Maurice Bellonte
patrimoineRue Molière
patrimoineRue Paul Grousset
patrimoineRue Pierre Corneille
patrimoineRue Pierre-Georges Latecoère
patrimoineRue Pierre Louis Gillet
patrimoineRue Pierre Lucien Buisson
patrimoineRue Rabelais
patrimoineRue Racine
patrimoineRue Roger Lorisson
patrimoineRue Roland Garros
patrimoineRue Un Brin de Bouthéon
patrimoineRue Valentin Mesmer
patrimoineSentier Botanique les Biodisses
patrimoine