Rues de Allonne
63 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Ancienne Route de Paris
patrimoineAvenue Descartes
patrimoineAvenue Paul Gréber
patrimoineAvenue Président John Fitzgerald Kennedy
patrimoineAvenue Rhin et Danube
patrimoineAvenue Saint-Mathurin
patrimoineChemin de l'Églisier
patrimoineChemin des Aubépines
patrimoineChemin des Champs Bouffiez
patrimoineChemin des Coutumes
patrimoineChemin des Jardins
patrimoineChemin du Calvaire
patrimoineChemin du Metz
patrimoineDéviation de Beauvais
patrimoineGrande Rue
patrimoineGrande Rue Villers sur There
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Roseaux
patrimoineImpasse des Saules
patrimoineImpasse Rabouille
patrimoineL'Européenne
patrimoineRoute de Paris
patrimoineRue Alfred Leblanc
patrimoineRue Boudard
patrimoineRue Boulet
patrimoineRue Charles Commessy
patrimoineRue d'Allonne
patrimoineRue de Beauvais
patrimoineRue de Bruneval
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de l'Ancien Chemin des Coutumes
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Industrie
patrimoineRue des 40 Mines
patrimoineRue de Saint-Ladre
patrimoineRue des Bleuets
patrimoineRue des Écoles
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patrimoineRue de Therdonne
patrimoineRue de Villers
patrimoineRue de Wagicourt
patrimoineRue de Warluis
patrimoineRue du Bel Air
patrimoineRue du Bois d'Aumont
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Chemin Vert
patrimoineRue du Courtil Roux
patrimoineRue du Frêne
patrimoineRue du Mont Ruelle
patrimoineRue Félix Ballon
patrimoineRue Gabriel Danse
patrimoineRue Jean Lecercle
patrimoineRuelle Dappe
patrimoineRue Oscar Haezebrouck
patrimoineRue Pierre Debourge
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pierre Legrand
patrimoineRue Roger Maginot
patrimoineRue Théodore Monod
patrimoineSentier aux Fromages
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