Rues de Ajaccio
606 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Acces clinique
patrimoineAccès POMPIERS/SAMU/AMBULANCE PRIVE/FORCES DE L'ORDRE
patrimoineAllée Ange Tomasi
patrimoineAllée de la Gravona
patrimoineAllée de la Légion d'Honneur
patrimoineAllée de la Liscia
patrimoineAllée de l'Amirauté
patrimoineAllée de Santa Lina
patrimoineAllée du Fiumorbo
patrimoineAllée du Golu
patrimoineAllée du Melu
patrimoineAllée du Parc
patrimoineAllée du Prunelli
patrimoineAllée du Taravo
patrimoineAllée du Tavignanu
patrimoineAllée Giusti et Jules Mondoloni
patrimoineAllée Laurent Barbagelata
patrimoineAncienne Nationale d'Ajaccio à Bonifacio
patrimoineAncienne Route de Sartène
patrimoineÀ Piazzetta
patrimoineAvenue Antoine Serafini
patrimoineAvenue Beverini Vico
patrimoineAvenue Colonel Colonna d'Ornano
patrimoineAvenue de la Grande Armée
patrimoineAvenue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Avenue de Paris
patrimoineAvenue des Lacs
patrimoineAvenue de Verdun
patrimoineAvenue du Docteur Barthelemy Ramaroni
patrimoineAvenue du Docteur Noël Franchini
patrimoineAvenue du Maréchal Juin
patrimoineAvenue du Maréchal Moncey
patrimoineAvenue du Mont Thabor
patrimoineAvenue du Premier Consul
patrimoineAvenue du Président Kennedy
patrimoineAvenue Eugène Macchini
patrimoineAvenue Impératrice Eugénie
patrimoineAvenue Maréchal Lyautey
patrimoineAvenue Napoléon III
patrimoineAvenue Nicolas Pietri
patrimoineAvenue Pascal Paoli
patrimoineB
patrimoineBocca di a Seghja
patrimoineBoulevard Adolphe Landry
patrimoineBoulevard Albert 1er
patrimoineBoulevard Charles Bonaparte
patrimoineBoulevard Danielle Casanova
patrimoineBoulevard de l'Abbé Recco
patrimoineBoulevard Dominique Fabiani
patrimoineBoulevard Dominique Paoli
patrimoineBoulevard Dominique Pugliesi-Conti
patrimoineBoulevard du Commandant Benielli
patrimoineBoulevard du Roi Jérôme
patrimoineBoulevard François Salini
patrimoineBoulevard Fred Scamaroni
patrimoineBoulevard Georges Pompidou
patrimoineBoulevard Henri Maillot
patrimoineBoulevard Jérome et Barthélémy Maglioli
patrimoineBoulevard Lantivy
patrimoineBoulevard Louis Campi
patrimoineBoulevard Madame Mère
patrimoineBoulevard Masseria
patrimoineBoulevard Pascal Rossini
patrimoineBoulevard Sampiero
patrimoineBoulevard Sebastianu Costa
patrimoineBoulevard Sylvestre Marcaggi
patrimoineCampo Dell Oro
patrimoineCarré de Bodiccione
patrimoineChemin Alzo di Leva
patrimoineChemin Cacalovo
patrimoinechemin d'accès escalade
patrimoineChemin d'Acqualonga
patrimoineChemin d'Albitrone
patrimoineChemin d'Appietto
patrimoineChemin de Biancarello
patrimoineChemin de Cacalovo
patrimoineChemin de Candia
patrimoineChemin de Finosello
patrimoineChemin de la Batterie Haute
patrimoineChemin de la Carosaccia
patrimoineChemin de la Clairière
patrimoineChemin de la Lisa
patrimoineChemin de la Mandarina
patrimoineChemin de la Pietrina
patrimoineChemin de la Sposata
patrimoineChemin de la Terre Sacrée
patrimoineChemin de la Torreta et la Sarra
patrimoineChemin de la Torretta
patrimoineChemin de Loretto
patrimoineChemin de Ranuchietto
patrimoineChemin d'Erbajolo
patrimoineChemin des Agaves
patrimoineChemin de Salario et Morone
patrimoineChemin des Calanques
patrimoineChemin des Chopiccioli
patrimoineChemin des Corailleurs
patrimoineChemin des Crètes
patrimoineChemin des Crêtes
patrimoineChemin des Crêtes - Montée des chasseurs
patrimoineChemin des Culetta
patrimoineChemin de Sevani
patrimoineChemin des Oliviers
patrimoineChemin de Suartello
patrimoineChemin des Valli
patrimoineChemin de Trabacchino
patrimoineChemin du Caniccio
patrimoineChemin du Docteur Miniconi
patrimoineChemin du Dolce Vita
patrimoineChemin du Loretto
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Stade
patrimoineChemin en sous-bois
patrimoineChemin I Frati
patrimoineContrevoie d'accès
patrimoineCours du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Cours Grandval
patrimoineCours Jean Nicoli
patrimoineCours Napoléon
patrimoineCumunu
patrimoineEspace Paul Vittori
patrimoineEsplanade du Scudo
patrimoineEsplanade Frères Castellani
patrimoineEsplanade Prince Impérial
patrimoineGiratoire de la Gravona
patrimoineH
patrimoineI
patrimoineI Frati
patrimoineImpasse Bertin
patrimoineImpasse Biancarello
patrimoineImpasse Colonel Paul Rognoni
patrimoineImpasse Colonna d'Ornano
patrimoineImpasse Darna
patrimoineImpasse Davin
patrimoineImpasse de la Chapelle Arene
patrimoineImpasse des Capucins
patrimoineImpasse des Cèdres
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse de Vignola
patrimoineImpasse du Fort
patrimoineImpasse Fagni
patrimoineImpasse Vico
patrimoineJ
patrimoineJardins de Suartello
patrimoineJetée de la Citadelle
patrimoineJetée du Margonajo
patrimoineK
patrimoineL
patrimoineLa Colline du Scudo
patrimoineLes Hauts de Mezzavia
patrimoineLes Jardins de Santa Lina
patrimoineLot Artisanal Stiletto
patrimoineLotissement Bella Vista
patrimoineLotissement Capo di Feno
patrimoineLotissement Jardins d’Ajaccio
patrimoineLotissement la Croix d’Alexandre
patrimoineLotissement les Barraques
patrimoineLotissement Mancini
patrimoineLotissement Pasci Pecora
patrimoineLotissement San Biaggio
patrimoineLotissement Scudo 3
patrimoineLucien
patrimoineM
patrimoineMarinella
patrimoineMontée Saint-Jean
patrimoineN
patrimoineParking de l'Ellipse
patrimoineParking du Gifi
patrimoineParking du personnel
patrimoinePassage de la Ghinghetta
patrimoinePassage Julien Duvivier
patrimoinePassage Poggioli
patrimoinePassage Trenta-Costa
patrimoinePlace
patrimoinePlace Abbatucci
patrimoinePlace Claude Érignac
patrimoinePlace de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place de la Gare
patrimoinePlace des Cannes
patrimoinePlace du Fantasque
patrimoinePlace du Terrible
patrimoinePlace Marc Marcangeli
patrimoinePlace Monseigneur Casanelli d'Istria
patrimoinePlace Paul Colonna d'Istria
patrimoinePlace Paul Pardi
patrimoinePlace Spinola
patrimoinePort de plaisance Charles Ornano
patrimoinePromenade Matisse
culture« Un fauteuil pour l'esprit fatigué »Rien ne destinait Henri Matisse (1869-1954), fils d'un marchand de grains du Nord, à devenir l'un des plus grands peintres du XXᵉ siècle. Étudiant en droit à Paris, employé chez un avoué à Saint-Quentin, Henri Matisse menait une vie modeste et sans éclat quand, à vingt ans, une crise d'appendicite le cloua au lit pour de longues semaines. Sa mère lui offrit une boîte de peinture pour l'occuper. Ce fut une révélation. « Le moment où j'ai eu cette boîte de couleurs dans les mains, j'ai senti que là était ma vie. » Il abandonna le droit, monta à Paris étudier la peinture, et n'arrêta plus jamais.Ses débuts furent obscurs et pauvres. Il copiait des maîtres au Louvre pour survivre, épousa Amélie Parayre en 1898, eut trois enfants, exposa dans l'indifférence. Puis vint le scandale fondateur : au Salon d'automne de 1905, il présente avec Derain, Vlaminck et quelques autres des toiles aux couleurs pures, violentes, non naturalistes. Un critique, effaré, les traite de « fauves ». Le nom est resté : le fauvisme venait de naître, premier mouvement d'avant-garde du siècle. En quelques années, Matisse devient le rival déclaré de Picasso à Paris — les deux hommes se surveillent, s'admirent, se moquent, s'influencent secrètement. « Nous devons parler l'un à l'autre autant que nous le pouvons », disait Picasso. « Quand l'un de nous mourra, il y a des choses que l'autre ne pourra plus dire à personne. »À partir des années 1910, Matisse voyage — Maroc, Russie, Tahiti — et cherche partout la même chose : la couleur pure, la ligne dansante, la joie. En 1908, il avait formulé son idéal dans une phrase célèbre : « Ce que je rêve, c'est un art d'équilibre, de pureté, de tranquillité… un lambrissement qui repose de la fatigue, un fauteuil pour l'esprit fatigué. » Cette exigence de sérénité, à contre-courant des angoisses du siècle, lui vaudra parfois d'être jugé décoratif — reproche qu'il portera comme une décoration.Installé à Nice à partir de 1917, il peint ses grandes odalisques baignées de lumière méditerranéenne, puis se réinvente à chaque décennie : lithographies, sculptures, illustrations pour Mallarmé et Joyce. En 1941, un cancer du duodénum le laisse alité pour la vie — mais loin d'abandonner, il invente une nouvelle technique : les gouaches découpées. Depuis son lit, ciseaux à la main, il « dessine dans la couleur » de vastes compositions collées, éclatantes, joyeuses. La Tristesse du roi, La Piscine, Nu bleu — les chefs-d'œuvre de sa dernière période sont ceux d'un homme couché qui, à quatre-vingts ans, réinvente son art.Sa dernière grande œuvre est la chapelle du Rosaire de Vence (1948-1951), qu'il conçoit intégralement — vitraux, fresques, mobilier, chasubles — comme un cadeau à la religieuse dominicaine qui l'avait soigné pendant sa maladie. Il mourut à Nice en 1954, à quatre-vingt-quatre ans. Picasso, apprenant la nouvelle, se serait tu longuement, puis aurait murmuré : « Il n'y a plus que moi maintenant. »
Quai de la République
patrimoineQuai l'Herminier
patrimoineQuai Napoléon
patrimoineQuai Port de plaisance Tino Rossi
patrimoineRésidence Acqualonga
patrimoineRésidence Alzu di Sole
patrimoineRésidence A Mandarina
patrimoineRésidence Beau Regard
patrimoineRésidence Beau Soleil
patrimoineRésidence Bellevue
patrimoineRésidence Brasilia
patrimoineRésidence Castelluccio
patrimoineRésidence Collines du Salario
patrimoineRésidence Constellation
patrimoineRésidence des Crêtes
patrimoineRésidence du Parc Lucie
patrimoineRésidence du Roi Théodore
patrimoineRésidence du Salario
patrimoineRésidence du Stiletto
patrimoineRésidence du Vazzio
patrimoineRésidence Fontaine du Salario
patrimoineRésidence Le Florine
patrimoineRésidence Le Hameau des Sanguinaires
patrimoineRésidence Le Renoso
patrimoineRésidence Les Aigues Marines
patrimoineRésidence Le Savana I
patrimoineRésidence Les Balcons d'Aspretto
patrimoineRésidence Les Collines du Ricanto
patrimoineRésidence Les Dauphins
patrimoineRésidence Les Floralies
patrimoineRésidence Les Hauts d'Ajaccio
patrimoineRésidence Les Hauts de Petra di Mare
patrimoineRésidence Les Lauriers
patrimoineRésidence Les Marines d'Aspretto
patrimoineRésidence Les Orangers
patrimoineRésidence Les Roseaux
patrimoineRésidence Le Versailles
patrimoineRésidence L'Olivetto
patrimoineRésidence l'Orangeraie
patrimoineRésidence Mariani
patrimoineRésidence Opéra
patrimoineRésidence Parc Sainte-Lucie
patrimoineRésidence Plein Soleil
patrimoineRésidence San Angelo
patrimoineRésidence Santa Lina
patrimoineRond-Point des Médailles Militaires
patrimoineRoute À Madunuccia
patrimoineRoute d'Accès aux Pistes
patrimoineRoute d'Alata
patrimoineRoute de Calvi
patrimoineRoute de Campo dell'Oro
patrimoineRoute de Capo di Feno
patrimoineRoute de l'Aéronautique Navale
sciencesRoute de l'Aéroport
patrimoineRoute de la Gare Routière
patrimoineRoute de l'Ancienne Batterie d'Aspretto
patrimoineRoute de l'Hôpital
patrimoineRoute de Mezzavia
patrimoineRoute de Mozzo
patrimoineRoute des Cèdres
patrimoineRoute des Cyprès
patrimoineRoute des Milelli
patrimoineRoute des Sanguinaires
patrimoineRoute de Vignola
patrimoineRoute du 9 Septembre 1943
patrimoineRoute du Château d'Eau Vazzio
patrimoineRoute du Docteur Jean Paul de Rocca Serra
patrimoineRoute du Lazaret
patrimoineRoute du Ricanto
patrimoineRoute du Salario
patrimoineRoute du Sémaphore
patrimoineRoute du Vittulo
patrimoineRoute Saint-Joseph
patrimoineRue Abbé Diamanté
patrimoineRue Abbé François Casta
patrimoineRue Achille Peretti
patrimoineRue Adrienne Bolland
patrimoineRue Agnès Borgo
patrimoineRue Agnès Varda
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Albert Decaris
patrimoineRue Alexander Fleming
patrimoineRue Althea Gibson
patrimoineRue Andréa Doria
patrimoineRue André Giusti
patrimoineRue André Malraux
patrimoineRue André Touranjon
patrimoineRue Andria Fazi
patrimoineRue Ange Moretti
patrimoineRue Ange Rezoali
patrimoineRue Antoine Baudouin
patrimoineRue Antoine Bonfanti
patrimoineRue Antoine Filippi
patrimoineRue Antoine Sollacaro
patrimoineRue Antonia Bosc-Bigou
patrimoineRue Archange Raimondi
patrimoineRue Armand Berthault
patrimoineRue Aspirant Jean-Pierre Michelin
patrimoineRue Azzurata
patrimoineRue Balestrino
patrimoineRue Berthe Morisot
patrimoineRue Bonaparte
patrimoineRue Cala di Sole
patrimoineRue Capitaine Livrelli
patrimoineRue Capitaine Orto
patrimoineRue Capitaine Pardi
patrimoineRue Capitaine Paul Bosc
patrimoineRue Cardinal Fesch
patrimoineRue César Vezzani
patrimoineRue Chanoine François Maestroni
patrimoineRue Charles Barberis
patrimoineRue Colette
patrimoineRue Colomba
patrimoineRue Colonel et Capitaine Biancamaria
patrimoineRue Colonel Paul Letia
patrimoineRue Colonel Paul Rognoni
patrimoineRue Comtesse Walewska
patrimoineRue Conventionel Salicetti
histoireLa Convention nationale est une assemblée qui détint le pouvoir exécutif et législatif de 1792 à 1795. Elle proclama la Première République en rédigeant la Constitution de l'an I, mettant fin à la monarchie constitutionnelle concédée difficilement par Louis XVI depuis 1789. C'est de la Convention Nationale qu'est issu le Comité de Salut Public, responsable des nombreuses exécutions pendant la Terreur. La Convention fut dissoute en 1795 et laissa la place au Directoire, lui même dissout après le coup d'état de Napoléon Bonaparte le 9 novembre 1799.
Rue Conventionnel F Salicetti
histoireLa Convention nationale est une assemblée qui détint le pouvoir exécutif et législatif de 1792 à 1795. Elle proclama la Première République en rédigeant la Constitution de l'an I, mettant fin à la monarchie constitutionnelle concédée difficilement par Louis XVI depuis 1789. C'est de la Convention Nationale qu'est issu le Comité de Salut Public, responsable des nombreuses exécutions pendant la Terreur. La Convention fut dissoute en 1795 et laissa la place au Directoire, lui même dissout après le coup d'état de Napoléon Bonaparte le 9 novembre 1799.
Rue Cyrnos
patrimoineRue de Calvi
patrimoineRue de Candia
patrimoineRue de Castiglione
patrimoineRue de la 1ère Division Française Libre
patrimoineRue de la Barrière
patrimoineRue de la Chapelle des Grecs
patrimoineRue de la Chênaie
patrimoineRue de la Citerne
patrimoineRue de la Fontaine d'Ajaccio
patrimoineRue de la Gravona
patrimoineRue de l'Aigle
patrimoineRue de la Muiron
patrimoineRue de la Porta
patrimoineRue de l'Archipel
patrimoineRue de la Semence
patrimoineRue de l'Assomption
patrimoineRue de la Vigne
natureRue de la Villetta
patrimoineRue de l'Immortelle
patrimoineRue de l'Oratoire
patrimoineRue de l'Orée du Bois
patrimoineRue de l'Orient
patrimoineRue de l'Oriente
patrimoineRue de Marengo
patrimoineRue de Marinella
patrimoineRue de Montenotte
patrimoineRue de Porto
patrimoineRue de Rivoli
patrimoineRue des Agaves
patrimoineRue de Sagone
patrimoineRue de Saint-Florent
patrimoineRue des Aloès
natureÉtrange plante que l'aloès. Aucun tronc, aucune branche — juste une rosette charnue de feuilles épaisses, dressées vers le ciel, gorgées d'un gel translucide qui a fait sa gloire à travers les siècles. Cassez une feuille : il en coule une sève fraîche et gluante dont l'humanité s'est servie depuis l'Antiquité pour soigner ses brûlures, ses coupures et ses plaies. Le genre Aloe compte près de 500 espèces, apparues il y a 19 millions d'années en Afrique australe. Contrairement à ce qu'on croit souvent, ce n'est pas un cactus mais une plante succulente de la famille des Asphodélacées. Son usage médicinal est millénaire : on en trouve trace sur des tablettes sumériennes de 2100 avant notre ère, puis dans le célèbre papyrus Ebers d'Égypte (1550 avant J.-C.). La légende veut même qu'Aristote ait persuadé Alexandre le Grand de s'emparer de l'île de Socotra pour approvisionner ses armées. Sa feuille cache deux substances distinctes : le gel intérieur, cicatrisant et hydratant, utilisé dans mille crèmes et boissons ; et le latex jaune juste sous l'écorce, riche en aloïne — puissant laxatif que l'ANSES a classé depuis 2018 parmi les cancérogènes possibles. Le remède et son excès, dans la même feuille. Un pot d'aloès sur un rebord de fenêtre, c'est peut-être le seul objet dans une cuisine à réunir sur lui-même quatre mille ans de médecine, une part d'Égypte antique, et une petite pharmacie familiale — le tout sans jamais parler.
Rue des Amarantes
patrimoineRue des Anciens Fossés
patrimoineRue des Anémones
patrimoineRue des Arbousiers
patrimoineRue des Archives
patrimoineRue des Asphodèles
patrimoineRue des Bianchetti
patrimoineRue des Bûcherons
patrimoineRue des Cactus
patrimoineRue des Cannes
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Charrons
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Cigales
patrimoineRue des Citronniers
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Coralines
patrimoineRue des Cormorans
patrimoineRue des Cyclamens
patrimoineRue des Cystes
patrimoineRue des Dauphins
patrimoineRue des Daurades
patrimoineRue des Espadons
patrimoineRue des Eucalyptus
patrimoineRue des Euphorbes
patrimoineRue des Galets
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Girelles
patrimoineRue des Glaçis
patrimoineRue des Glycines
patrimoineRue des Goélands
patrimoineRue des Golfes
patrimoineRue des Halles
patrimoineRue des Joncs
patrimoineRue des Lacs
patrimoineRue des Lauriers
patrimoineRue des Lentisques
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Magnolias
patrimoineRue des Menuisiers
patrimoineRue des Mérous
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patrimoineRue des Moulins Blancs
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
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histoireLa Convention nationale est une assemblée qui détint le pouvoir exécutif et législatif de 1792 à 1795. Elle proclama la Première République en rédigeant la Constitution de l'an I, mettant fin à la monarchie constitutionnelle concédée difficilement par Louis XVI depuis 1789. C'est de la Convention Nationale qu'est issu le Comité de Salut Public, responsable des nombreuses exécutions pendant la Terreur. La Convention fut dissoute en 1795 et laissa la place au Directoire, lui même dissout après le coup d'état de Napoléon Bonaparte le 9 novembre 1799.
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