Rues de Agde
1114 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
A
patrimoineAllée Achille Irailles
patrimoineAllée Artemis
patrimoineAllée Bacchus
patrimoineAllée Bella Vista
patrimoineAllée Calypso
patrimoineAllée Cavalière
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patrimoineAllée de Basse Terre
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patrimoineAllée de Jupiter
patrimoineAllée de la Chaudière
patrimoineAllée de la Conque
patrimoineAllée de la Découverte
patrimoineAllée de la Flânerie
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patrimoineAllée de la Mer
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patrimoineAllée des Amourettes
patrimoineAllée de Saturne
patrimoineAllée des Bahamas
patrimoineAllée des Bengalis
patrimoineAllée des Caraïbes
patrimoineAllée des Cerisiers
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patrimoineAllée des Gabelous
patrimoineAllée des Genêts
patrimoineAllée des Lauriers Roses
patrimoineAllée des Oliviers
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Phocéens
patrimoineAllée des Platanes
patrimoineAllée des Poussinières
patrimoineAllée des Quatre Cantons
patrimoineAllée des Radars
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Schistes
patrimoineAllée des Tamaris
patrimoineAllée des ULMs
patrimoineAllée des Vignes
natureAllée d'Eurus
patrimoineAllée Dionysos
patrimoineAllée du Grec
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patrimoineAllée du Sirius
patrimoineAllée du Sirocco
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patrimoineAllée Eos
patrimoineAllée Flamingo
patrimoineAllée Gaby Ruiz
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patrimoineAllée Henri Martin-Granel
patrimoineAllée Hermès
patrimoineAllée I
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patrimoineAllée K
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patrimoineAllée M
patrimoineAllée Mer
patrimoineAllée N
patrimoineAllée Nature
patrimoineAllée Neptune
patrimoineAllée O
patrimoineAllée Pierre de Coubertin
patrimoineAllée Piétonne du Bélier Ailé
patrimoineAllée Piétonne du Dragon
patrimoineAllée Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Allée Rauba-Faïses
patrimoineAllée René Cabanes
patrimoineAllée Vaugelas
patrimoineAvenue Amphitrite
patrimoineAvenue Armand Jean du Plessis
patrimoineAvenue d'Altaïr
patrimoineAvenue de Belle-Isle
patrimoineAvenue de Cassiopée
patrimoineAvenue de la Butte
patrimoineAvenue de la Jetée
patrimoineAvenue de la Joliette
patrimoineAvenue de la Méditerranée
patrimoineAvenue de la Vigne
natureAvenue de l'Île
patrimoineAvenue de Port Ambonne
patrimoineAvenue de Saint-Vincent
patrimoineAvenue des Alizés
patrimoineAvenue des Cantinières
patrimoineAvenue des Contrebandiers
patrimoineAvenue de Sète
patrimoineAvenue des Frères Oltra
patrimoineAvenue des Galères
patrimoineAvenue des Hallebardes
patrimoineAvenue des Îles d'Amérique
patrimoineAvenue des Sergents
patrimoineAvenue des Soldats
patrimoineAvenue de Vias
patrimoineAvenue d'Outre-Mer
patrimoineAvenue du 11 Novembre 1918
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du Bagnas
patrimoineAvenue du Chevalier d'Alfonse
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
patrimoineAvenue du Grand Large
patrimoineAvenue du Littoral
patrimoineAvenue du Passeur Challiès
patrimoineAvenue du Surintendant
patrimoineAvenue François Mas
patrimoineAvenue François Mitterrand
patrimoineAvenue Paul Balmigère
patrimoineAvenue Raymond Pitet
patrimoineAvenue Septentrion
patrimoineAvenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
B
patrimoineBoulevard de l'Etna
patrimoineBoulevard de Monaco
patrimoineBoulevard de Pantelléria
patrimoineBoulevard de Santorin
patrimoineBoulevard des Hellènes
patrimoineBoulevard des Lucioles
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patrimoineBoulevard des Volcans
patrimoineBoulevard du Front de Mer
patrimoineBoulevard du Saint-Christ
patrimoineBoulevard du Soleil
patrimoineBoulevard du Vésuve
patrimoineBoulevard Georges Pompidou
patrimoineBoulevard Jean Monnet
patrimoineBoulevard Maurice Pacull
patrimoineBoulevard René Cassin
patrimoineC
patrimoineCamin de la Sorra
patrimoineCamin del Cacaire
patrimoineCamin des Ourmes
patrimoineCarrefour du Chef de Gare
patrimoineChemin Calme
patrimoineChemin d'Agde au Mont Saint-Loup
patrimoineChemin de Baluffe
patrimoineChemin de Beaumont
patrimoineChemin de Janin
patrimoineChemin de la Baie de l'Amitié
patrimoineChemin de l'Abbé Pierre Deilhes
patrimoineChemin de la Causse
patrimoineChemin de la Charrue
patrimoineChemin de la Chevrette
patrimoineChemin de la Colonie
patrimoineChemin de la Cossarde
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patrimoineChemin de la Méditerranéenne
patrimoineChemin de la Motte
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patrimoineChemin de la Nacelle
patrimoineChemin de la Pagèze
patrimoineChemin de la Prunette
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patrimoineChemin de l'Archange
patrimoineChemin de l'Ardaillon
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patrimoineChemin de la Roselière
patrimoineChemin de la Salamanque
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patrimoineChemin de Mourre
patrimoineChemin Denis Blanchon
patrimoineChemin de Notre-Dame à Saint-Martin
patrimoineChemin d'Entre-Deux-Mers
patrimoineChemin des 7 Fonts
patrimoineChemin des Abreuvoirs
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patrimoineChemin des Églantines
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patrimoineChemin des Fesques et Cadières
patrimoineChemin des Fondrières
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patrimoineChemin des Montilles de Gaillardy
patrimoineChemin des Plos
patrimoineChemin des Prouilles
patrimoineChemin des Raidillons
patrimoineChemin des Ronciers
patrimoineChemin des Roseaux
patrimoineChemin des Ruisseaux
natureChemin des Saladelles
patrimoineChemin des Salins
patrimoineChemin des Sources
patrimoineChemin des Trières
patrimoineChemin de Vacarosse
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patrimoineChemin du Domaine de Moure
patrimoineChemin du Farniente
patrimoineChemin du Front de Mer
patrimoineChemin du Grand Foc
patrimoineChemin du Grand Perroquet
patrimoineChemin du Grand Pin
patrimoineChemin du Grand Quist
patrimoineChemin du Grand Repos
patrimoineChemin du Grand Tétras
patrimoineChemin du Lavandin
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patrimoineChemin du Mûrier de Sicard
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patrimoineChemin du Pèlerin
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patrimoineChemin du Petit Perroquet
patrimoineChemin du Petit Pioch
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patrimoineChemin du Peyrou
patrimoineChemin du Plo de Saint-Martin
patrimoineChemin du Rudel
patrimoineChemin du Sucre
patrimoineChemin du Tourmentin
patrimoineChemin Fin de Siècle
patrimoineChemin Font de Galibert
patrimoineChemin François Fédou
patrimoineChemin Grande Prunette
patrimoineChemin Jacques Romanse
patrimoineChemin Joseph Joly et Madame
patrimoineChemin Neuf
patrimoineChemin Pontmartin
patrimoineChemin Raymond Fages
patrimoineChemin Rural
patrimoineChemin Rural Saint-Michel
patrimoineChemin Terre et Sable
patrimoineCours des Gentilhommes
patrimoineCours du Perroquet
patrimoineD
patrimoineDigue Richelieu
patrimoineE
patrimoineEspace Léon Viguier
patrimoineEsplanade de Pélias
patrimoineEsplanade des Îles Éoliennes
patrimoineF
patrimoineG
patrimoineH
patrimoineI
patrimoineImpasse Achille Bautes
patrimoineImpasse Agathe
patrimoineImpasse Aimé Gourc
patrimoineImpasse André Chassefières
patrimoineImpasse Argos
patrimoineImpasse Artémis
patrimoineImpasse Barbès
patrimoineImpasse Bastide de Joly
patrimoineImpasse Bel Air
patrimoineImpasse Bernard Palissy
sciencesArtisan autodidacte devenu l'un des plus grands céramistes de la Renaissance, Bernard Palissy (v.1510-1589) passa seize ans de sa vie obstinément penché sur son four, à chercher le secret de l'émail blanc à la vénitienne — ruinant sa famille, brûlant ses meubles pour alimenter son feu quand le bois vint à manquer. La légende, colportée jusque dans l'Encyclopédie de Diderot, veut qu'il ait sacrifié jusqu'aux planches de son plancher. Sa persévérance finit par payer : il inventa les fameuses « rustiques figulines », plats et bassins émaillés où grouillent, en relief saisissant, lézards, poissons, serpents, grenouilles et coquillages moulés d'après nature. Sa virtuosité lui valut la protection de Catherine de Médicis, pour qui il aménagea une grotte céramique aux Tuileries. Mais Palissy fut aussi un précurseur des sciences : converti au protestantisme vers 1546, il donna des conférences remarquées sur les eaux, les métaux, la formation des roches, et défendit contre l'Église l'idée révolutionnaire que les fossiles sont des restes d'animaux réels — bien avant la naissance de la paléontologie. Ses convictions religieuses lui valurent la prison sous Henri II, puis la Bastille à près de quatre-vingts ans, où il mourut en 1589. On dit qu'Henri III, venu le presser d'abjurer, s'entendit répondre : « Sire, vous ne pouvez rien contre moi, car je sais mourir. »
Impasse Cadet Roussel
patrimoineImpasse Candide
patrimoineImpasse Cap au Sud
patrimoineImpasse Charles Trenet
patrimoineImpasse Clos Beausoleil
patrimoineImpasse Commandant Méric
patrimoineImpasse Courbe
patrimoineImpasse d'Alger
patrimoineImpasse d'Amiata
patrimoineImpasse d'Andalousie
patrimoineImpasse d'Andorre la Vieille
patrimoineImpasse d'Artigues
patrimoineImpasse David Blum
patrimoineImpasse d'Aviler
patrimoineImpasse de Baluffe
patrimoineImpasse de Bazeilles
patrimoineImpasse de Bételgeuse
patrimoineImpasse de Bône
patrimoineImpasse de Camerone
patrimoineImpasse de Cordoue
patrimoineImpasse de Cortaderias
patrimoineImpasse de la Batterie
patrimoineImpasse de la Bienvenue
patrimoineImpasse de la Brigantine
patrimoineImpasse de la Cadène
patrimoineImpasse de la Causse
patrimoineImpasse de la Charrue
patrimoineImpasse de la Chevrette
patrimoineImpasse de la Ciboulette
patrimoineImpasse de la Cossarde
patrimoineImpasse de la Cosse
patrimoineImpasse de la Forge
patrimoineImpasse de la Grand-Voile
patrimoineImpasse de la Guiraudette
patrimoineImpasse de la Marne
patrimoineImpasse de la Misaine
patrimoineImpasse de la Miugrana
patrimoineImpasse de la Montée de Joly
patrimoineImpasse de l'Ange Gardien
patrimoineImpasse de la Petite Prunette
patrimoineImpasse de la Poissonnerie
patrimoineImpasse de la Poulie
patrimoineImpasse de l'Araur
patrimoineImpasse de la Rocaille
patrimoineImpasse de l'Artimon
patrimoineImpasse de la Sagne
patrimoineImpasse de la Téranga
patrimoineImpasse de l'Aube
patrimoineImpasse de l'Aubépine
patrimoineImpasse de l'Azur
patrimoineImpasse de l'Estragon
patrimoineImpasse de l'Éteule
patrimoineImpasse de l'Étoile Polaire
patrimoineImpasse de l'Horizon
patrimoineImpasse de l'Œillade
patrimoineImpasse de l'Onyx
patrimoineImpasse de Mars
patrimoineImpasse d'Embonne
patrimoineImpasse de Mercure
patrimoineImpasse de Noël
patrimoineImpasse de Panaréa
patrimoineImpasse de Provence
patrimoineImpasse des Abreuvoirs
patrimoineImpasse des Aigrettes
patrimoineImpasse des Aigues Marines
patrimoineImpasse des Aires
patrimoineImpasse des Angrolas
patrimoineImpasse des Arroches
patrimoineImpasse des Bastides de Baluffe
patrimoineImpasse des Camarines
patrimoineImpasse des Canottes
patrimoineImpasse des Chardons
patrimoineImpasse des Chênes Lièges
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Consuls
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Cordeliers
patrimoineImpasse des Dahlias
patrimoineImpasse des Dauphins
patrimoineImpasse des Dockers
patrimoineImpasse des Émeraudes
patrimoineImpasse des Empêtres
patrimoineImpasse des Étourneaux
patrimoineImpasse des Flamants Roses
patrimoineImpasse des Fruits de la Passion
patrimoineImpasse des Gabelous
patrimoineImpasse des Gabians
patrimoineImpasse des Galets
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Grands Cormorans
patrimoineImpasse des Grenadines
patrimoineImpasse des Héliotropes
patrimoineImpasse des Huniers
patrimoineImpasse de Sidi Bel Abbès
patrimoineImpasse de Sidi Brahim
patrimoineImpasse des Indochinois
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Kakis
patrimoineImpasse des Lauzes
patrimoineImpasse des Mares
patrimoineImpasse des Massaliotes
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Miquicoles
patrimoineImpasse des Montilles de Gaillardy
patrimoineImpasse des Musiciens
patrimoineImpasse des Noctuelles
patrimoineImpasse des Œillets
patrimoineImpasse des Oyats
patrimoineImpasse des Petits Pins
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse des Peuts-Peuts
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Prunelliers
patrimoineImpasse des Prunettes
patrimoineImpasse des Puisatiers
patrimoineImpasse des Reines-Claudes
patrimoineImpasse des Rocs
patrimoineImpasse des Saponaires
patrimoineImpasse des Sargasses
patrimoineImpasse des Sauges
patrimoineImpasse des Scirpes
patrimoineImpasse des Servants
patrimoineImpasse des Tournesols
patrimoineImpasse des Tourterelles
patrimoineImpasse des Traverses
patrimoineImpasse des Tribules
patrimoineImpasse de Stromboli
patrimoineImpasse des Vignerons
natureImpasse de Terradas
patrimoineImpasse de Tunis
patrimoineImpasse de Vénus
patrimoineImpasse d'Oran
patrimoineImpasse d'Oslo
patrimoineImpasse du Bagnas
patrimoineImpasse du Basalte
patrimoineImpasse du Beau Temps
patrimoineImpasse du Bon Coin
patrimoineImpasse du Bon Vin
patrimoineImpasse du Bouquetin
patrimoineImpasse du Bouras
patrimoineImpasse du Cabestan
patrimoineImpasse du Cacatois
patrimoineImpasse du Capiscol
patrimoineImpasse du Centre
patrimoineImpasse du Chasselas
patrimoineImpasse du Château d'Eau
patrimoineImpasse du Chaume
patrimoineImpasse du Clapas
patrimoineImpasse du Clauzet
patrimoineImpasse du Commandant Réveille
patrimoineImpasse du Cormoran
patrimoineImpasse du Courlis
patrimoineImpasse du Docteur Désiré Cauvet
patrimoineImpasse du Figuier
patrimoineImpasse du Flamboyant
patrimoineImpasse du Fraisse
patrimoineImpasse du Framboisier
patrimoineImpasse du Geai
patrimoineImpasse du Glacis
patrimoineImpasse du Globe
patrimoineImpasse du Héron
patrimoineImpasse du Hoggar
patrimoineImpasse du Jais
patrimoineImpasse du Japon
patrimoineImpasse du Joli Mont
patrimoineImpasse du Lavandin
patrimoineImpasse du Martin Pêcheur
patrimoineImpasse du Merle
patrimoineImpasse du Muscat
patrimoineImpasse du Pèlerin
patrimoineImpasse du Petit Pioch
patrimoineImpasse du Prado
patrimoineImpasse du Saphir
patrimoineImpasse du Stade
patrimoineImpasse du Ténéré
patrimoineImpasse du Tibesti
patrimoineImpasse du Tokay
patrimoineImpasse du Torcal
patrimoineImpasse du Vent d'Autan
patrimoineImpasse Eden Roc
patrimoineImpasse Fin de Siècle
patrimoineImpasse Fort Royal
patrimoineImpasse Galatée
patrimoineImpasse George Sand
patrimoineImpasse Gohin
patrimoineImpasse Henri Lacombe
patrimoineImpasse Jacques Romanse
patrimoineImpasse Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Impasse Jean Rat
patrimoineImpasse Jupiter
patrimoineImpasse Lamothe Tenet
patrimoineImpasse Lavagne
patrimoineImpasse Le Nôtre
patrimoineImpasse Léo Lagrange
patrimoineImpasse Lou Pimpanél
patrimoineImpasse Marie Céleste
patrimoineImpasse Marie Galante
patrimoineImpasse Mère Teresa
patrimoineImpasse Mireille
patrimoineImpasse Molière
patrimoineImpasse Patron Gelly
patrimoineImpasse Paul Gaillard
patrimoineImpasse Picpaille
patrimoineImpasse Pierre Vergnes
patrimoineImpasse Raffanel
patrimoineImpasse Ranavalo
patrimoineImpasse Ronsard
patrimoineImpasse Sabine Zlatin
patrimoineImpasse Sadi Carnot
patrimoineImpasse Saint-Augustin
patrimoineImpasse Sainte-Thérèse
patrimoineImpasse Saint-Maxence
patrimoineImpasse Saint-Thomas
patrimoineImpasse Saint-Vincent
patrimoineImpasse Saissan
patrimoineImpasse Santa-Maria
patrimoineImpasse Saturne
patrimoineImpasse Sicard
patrimoineImpasse Stéphane Mallarmé
patrimoineJ
patrimoineK
patrimoineL
patrimoineLes Maisons du Cap
patrimoineLotissement Le Clos d'Agatha
patrimoineM
patrimoineMail de Rochelongue
patrimoineMontée de Joly Prolongée
patrimoineN
patrimoineO
patrimoineP
patrimoineParking de l'Auvergne
patrimoineParking du Rouergue
patrimoineParking du Temps Libre
patrimoineParking Hôpital Saint-Loup
patrimoinePassage Colbert
patrimoinePassage des Appelés
patrimoinePassage des Boutiques
patrimoinePassage des Noctambules
patrimoinePassage des Saltimbanques
patrimoinePassage des Tuileries
patrimoinePassage de Varsovie
patrimoinePassage du Front de Mer
patrimoinePassage du Soleil Levant
patrimoinePassage Edmond Montels
patrimoinePassage Guilleminet
patrimoinePassage Jean-François Bouillon-Landais
patrimoinePassage Kléber
patrimoinePassage Robert Schuman
patrimoinePassage Vauban
patrimoinePasserelle Docteur Guy Tourreau
patrimoinePasserelle l'Abbé Henry Bérail
patrimoinePlace Abbé Dolques
patrimoinePlace Agde Marine
patrimoinePlace Alain Bertrand
patrimoinePlace Antoine Cassagne
patrimoinePlace Charles Dellon
patrimoinePlace de Colchide
patrimoinePlace de la Belle Agathoise
patrimoinePlace de l'Agenouillade
patrimoinePlace de la Glacière
patrimoinePlace de la Marine
patrimoinePlace de l'Arbre Gérard Denestebe
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de l'Europe
patrimoinePlace de l'Ingénieur Niquet
patrimoinePlace des Cystes
patrimoinePlace des Enfants d'Izieu
patrimoinePlace des Gabelous
patrimoinePlace des Halles
patrimoinePlace de Siloë
patrimoinePlace des Passereaux
patrimoinePlace des Pervenches
patrimoinePlace du 18 Juin 1940
patrimoinePlace du Belvédère
patrimoinePlace du Commandant Vibert
patrimoinePlace du Globe
patrimoinePlace du Jeu de Ballon
patrimoinePlace du Môle
patrimoinePlace du Puits de Jacob
patrimoinePlace du Thym
patrimoinePlace du Vieux Puits
patrimoinePlace François Conesa
patrimoinePlace Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Place Henri 1 de Montmorency
patrimoinePlace Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Place Louis Bessière
patrimoinePlace Lyautey
patrimoinePlace Maurice et Katia Krafft
patrimoinePlace Miramar
patrimoinePlace Molière
patrimoinePlace Rhin et Danube
patrimoinePlace Saint-Clair
patrimoinePlace Saint-Georges
patrimoinePlace Terrisse
patrimoinePlan Andrée Montel
patrimoinePlan Cécile
patrimoinePlan d'Artigues
patrimoinePlan des Boucaniers
patrimoinePlan René Subra
patrimoinePlan Terrisse
patrimoinePont de Civry
patrimoinePont des Maréchaux
patrimoinePont Jean Alinat
patrimoinePont Saint-Joseph
patrimoinePont Servant
patrimoinePromenade Docteur Guy Tourreau
patrimoinePromenade du Môle
patrimoineQ
patrimoineQuai Alexandre Dreuille
patrimoineQuai Antoine Fonquerle
patrimoineQuai Commandant Mages
patrimoineQuai Commandant Méric
patrimoineQuai Commandant Réveille
patrimoineQuai de la Senne
patrimoineQuai de la Trinquette
patrimoineQuai de la Trirème
patrimoineQuai de l'Estacade
patrimoineQuai des 3 Frères Azéma
patrimoineQuai des Caïques
patrimoineQuai des Chantiers François Palumbo
patrimoineQuai des Joutes
patrimoineQuai des Palangriers
patrimoineQuai des Phéniciens
patrimoineQuai Di Dominico
patrimoineQuai du Beaupré
patrimoineQuai du Capelet
patrimoineQuai du Golfe
patrimoineQuai du Vieux Cap
patrimoineQuai Henri Courpouron
patrimoineQuai Jean Miquel
patrimoineQuai Jean Vila
patrimoineQuai Saint-Martin
patrimoineQuais de Thessalie
patrimoineQuai Théophile Cornu
patrimoineR
patrimoineRambla du Soleil
patrimoineRampe de la Poudrière
patrimoineRond-Point Alexandre Bompar
patrimoineRond-Point Archimède
patrimoineRond-Point Carré d'As
patrimoineRond-Point Charles Miquel
patrimoineRond-Point Cœur de Station
patrimoineRond-Point de Batipaume
patrimoineRond-Point de la Belle Agathoise
patrimoineRond-Point de la Cité de l'Eau
patrimoineRond-Point de la Clape
patrimoineRond-Point de la Grangette
patrimoineRond-Point de la Méditerranée
patrimoineRond-Point de la Prunette
patrimoineRond-Point de l'Archipel
patrimoineRond-Point de l'Éphèbe
patrimoineRond-Point de l'Europe
patrimoineRond-Point de l'Île des Loisirs
patrimoineRond-Point de l'Olympe
patrimoineRond-Point de l'Ordre National du Mérite
patrimoineRond-Point de Margon
patrimoineRond-Point de Rochelongue
patrimoineRond-Point des Antilles
patrimoineRond-Point des Chalutiers
patrimoineRond-Point des Champs Blancs
patrimoineRond-Point des Comptoirs Grecs
patrimoineRond-Point des Invalides
patrimoineRond-Point des Lauriers
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patrimoineRond-Point des Petits Métiers
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patrimoineRond-Point des Vignerons
natureRond-Point du Bagnas
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patrimoineRond-Point du Capiscol
patrimoineRond-Point du Château de Trédos
patrimoineRond-Point du Docteur Michel Archimbaud
patrimoineRond-Point du Mail
patrimoineRond-Point du Mont Saint-Loup
patrimoineRond-Point du Mûrier de Sicard
patrimoineRond-Point du Pacifique
patrimoineRond-Point du Petit Pioch
patrimoineRond-Point du Port Ambonne
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patrimoineRond-Point du Radoub
patrimoineRond-Point du Saint-Christ
patrimoineRond-Point du Soleil
patrimoineRond-Point du Souvenir Français
patrimoineRond-Point Général Marcel Bigeard
patrimoineRond-Point Georges Clemenceau
patrimoineRond-Point Hilaire Reynaud
patrimoineRond-Point Hubert Montels
patrimoineRond-Point Jules et René Cros
patrimoineRond-Point Julien Ricard
patrimoineRond-Point Louis Fourestier
patrimoineRond-Point Nicolas Fouquet
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natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
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patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
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natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
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natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Chênes Verts
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
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patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
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patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
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patrimoineRue Jean Pallarès
patrimoineRue Jean-Paul Poumayrac
patrimoineRue Jean Roger
patrimoineRue Joseph Chauvet
patrimoineRue Joseph Sers
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Jules Michelet
patrimoineRue Kléber
patrimoineRue Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
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patrimoineRue Neuve Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
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sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
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culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
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histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
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