Rues de Agde
1114 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
A
patrimoineAllée Achille Irailles
patrimoineAllée Artemis
patrimoineAllée Bacchus
patrimoineAllée Bella Vista
patrimoineAllée Calypso
patrimoineAllée Cavalière
patrimoineAllée d'Acturus
patrimoineAllée de Basse Terre
patrimoineAllée de Bellefontaine
patrimoineAllée de Jupiter
patrimoineAllée de la Chaudière
patrimoineAllée de la Conque
patrimoineAllée de la Découverte
patrimoineAllée de la Flânerie
patrimoineAllée de la Louisiane
patrimoineAllée de la Mer
patrimoineAllée de la Piscine
patrimoineAllée de la Tartane
patrimoineAllée d'Éole
patrimoineAllée des Acadiens
patrimoineAllée des Agaves
patrimoineAllée des Amourettes
patrimoineAllée de Saturne
patrimoineAllée des Bahamas
patrimoineAllée des Bengalis
patrimoineAllée des Caraïbes
patrimoineAllée des Cerisiers
patrimoineAllée des Dykes
patrimoineAllée des Gabelous
patrimoineAllée des Genêts
patrimoineAllée des Lauriers Roses
patrimoineAllée des Oliviers
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Phocéens
patrimoineAllée des Platanes
patrimoineAllée des Poussinières
patrimoineAllée des Quatre Cantons
patrimoineAllée des Radars
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Schistes
patrimoineAllée des Tamaris
patrimoineAllée des ULMs
patrimoineAllée des Vignes
natureAllée d'Eurus
patrimoineAllée Dionysos
patrimoineAllée du Grec
patrimoineAllée du Gregaou
patrimoineAllée du Labech
patrimoineAllée du Levant
patrimoineAllée du Maréchal Bugeaud
patrimoineAllée Dune
patrimoineAllée du Salicor
patrimoineAllée du Sirius
patrimoineAllée du Sirocco
patrimoineAllée du Soleil Couchant
patrimoineAllée Eos
patrimoineAllée Flamingo
patrimoineAllée Gaby Ruiz
patrimoineAllée Gaïa
patrimoineAllée Henri Martin-Granel
patrimoineAllée Hermès
patrimoineAllée I
patrimoineAllée J
patrimoineAllée K
patrimoineAllée L
patrimoineAllée M
patrimoineAllée Mer
patrimoineAllée N
patrimoineAllée Nature
patrimoineAllée Neptune
patrimoineAllée O
patrimoineAllée Pierre de Coubertin
patrimoineAllée Piétonne du Bélier Ailé
patrimoineAllée Piétonne du Dragon
patrimoineAllée Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Allée Rauba-Faïses
patrimoineAllée René Cabanes
patrimoineAllée Vaugelas
patrimoineAvenue Amphitrite
patrimoineAvenue Armand Jean du Plessis
patrimoineAvenue d'Altaïr
patrimoineAvenue de Belle-Isle
patrimoineAvenue de Cassiopée
patrimoineAvenue de la Butte
patrimoineAvenue de la Jetée
patrimoineAvenue de la Joliette
patrimoineAvenue de la Méditerranée
patrimoineAvenue de la Vigne
natureAvenue de l'Île
patrimoineAvenue de Port Ambonne
patrimoineAvenue de Saint-Vincent
patrimoineAvenue des Alizés
patrimoineAvenue des Cantinières
patrimoineAvenue des Contrebandiers
patrimoineAvenue de Sète
patrimoineAvenue des Frères Oltra
patrimoineAvenue des Galères
patrimoineAvenue des Hallebardes
patrimoineAvenue des Îles d'Amérique
patrimoineAvenue des Sergents
patrimoineAvenue des Soldats
patrimoineAvenue de Vias
patrimoineAvenue d'Outre-Mer
patrimoineAvenue du 11 Novembre 1918
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du Bagnas
patrimoineAvenue du Chevalier d'Alfonse
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue du Grand Large
patrimoineAvenue du Littoral
patrimoineAvenue du Passeur Challiès
patrimoineAvenue du Surintendant
patrimoineAvenue François Mas
patrimoineAvenue François Mitterrand
patrimoineAvenue Paul Balmigère
patrimoineAvenue Raymond Pitet
patrimoineAvenue Septentrion
patrimoineAvenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
B
patrimoineBoulevard de l'Etna
patrimoineBoulevard de Monaco
patrimoineBoulevard de Pantelléria
patrimoineBoulevard de Santorin
patrimoineBoulevard des Hellènes
patrimoineBoulevard des Lucioles
patrimoineBoulevard des Matelots
patrimoineBoulevard des Volcans
patrimoineBoulevard du Front de Mer
patrimoineBoulevard du Saint-Christ
patrimoineBoulevard du Soleil
patrimoineBoulevard du Vésuve
patrimoineBoulevard Georges Pompidou
patrimoineBoulevard Jean Monnet
patrimoineBoulevard Maurice Pacull
patrimoineBoulevard René Cassin
patrimoineC
patrimoineCamin de la Sorra
patrimoineCamin del Cacaire
patrimoineCamin des Ourmes
patrimoineCarrefour du Chef de Gare
patrimoineChemin Calme
patrimoineChemin d'Agde au Mont Saint-Loup
patrimoineChemin de Baluffe
patrimoineChemin de Beaumont
patrimoineChemin de Janin
patrimoineChemin de la Baie de l'Amitié
patrimoineChemin de l'Abbé Pierre Deilhes
patrimoineChemin de la Causse
patrimoineChemin de la Charrue
patrimoineChemin de la Chevrette
patrimoineChemin de la Colonie
patrimoineChemin de la Cossarde
patrimoineChemin de la Croix de Pierre
patrimoineChemin de la Fenouillède
patrimoineChemin de la Forestière
patrimoineChemin de l'Agenouillade
patrimoineChemin de la Magdelaine
patrimoineChemin de la Mative Basse
patrimoineChemin de la Méditerranéenne
patrimoineChemin de la Motte
patrimoineChemin de l'Amourié
patrimoineChemin de la Nacelle
patrimoineChemin de la Pagèze
patrimoineChemin de la Prunette
patrimoineChemin de la Rampe de Pastre
patrimoineChemin de l'Archange
patrimoineChemin de l'Ardaillon
patrimoineChemin de la Roche
patrimoineChemin de la Roselière
patrimoineChemin de la Salamanque
patrimoineChemin de la Tane
patrimoineChemin de la Vallée
patrimoineChemin de l'Île
patrimoineChemin de Malfato
patrimoineChemin de Maraval
patrimoineChemin de Montmorency
patrimoineChemin de Moure
patrimoineChemin de Mourre
patrimoineChemin Denis Blanchon
patrimoineChemin de Notre-Dame à Saint-Martin
patrimoineChemin d'Entre-Deux-Mers
patrimoineChemin des 7 Fonts
patrimoineChemin des Abreuvoirs
patrimoineChemin de Saint-Louis
patrimoineChemin des Alouettes
patrimoineChemin des Araires
patrimoineChemin des Arbousiers
patrimoineChemin des Blanquettes
patrimoineChemin des Camarines
patrimoineChemin des Cayrets
patrimoineChemin des Cigogneaux
patrimoineChemin des Dianes
patrimoineChemin des Dunes
patrimoineChemin des Églantines
patrimoineChemin des Enfants à la Mer
patrimoineChemin des Étourneaux
patrimoineChemin des Fesques et Cadières
patrimoineChemin des Fondrières
patrimoineChemin des Golfeurs
patrimoineChemin des Huppes
patrimoineChemin des Montilles de Gaillardy
patrimoineChemin des Plos
patrimoineChemin des Prouilles
patrimoineChemin des Raidillons
patrimoineChemin des Ronciers
patrimoineChemin des Roseaux
patrimoineChemin des Ruisseaux
natureChemin des Saladelles
patrimoineChemin des Salins
patrimoineChemin des Sources
patrimoineChemin des Trières
patrimoineChemin de Vacarosse
patrimoineChemin du 17e d'Infanterie
patrimoineChemin du Camping
patrimoineChemin du Capiscol
patrimoineChemin du Cayrou
patrimoineChemin du Chasseur
patrimoineChemin du Domaine de Moure
patrimoineChemin du Farniente
patrimoineChemin du Front de Mer
patrimoineChemin du Grand Foc
patrimoineChemin du Grand Perroquet
patrimoineChemin du Grand Pin
patrimoineChemin du Grand Quist
patrimoineChemin du Grand Repos
patrimoineChemin du Grand Tétras
patrimoineChemin du Lavandin
patrimoineChemin du Mas Rigaud
patrimoineChemin du Mûrier de Sicard
patrimoineChemin du Parguet
patrimoineChemin du Pèlerin
patrimoineChemin du Perdigal
patrimoineChemin du Père Maurel
patrimoineChemin du Petit Perroquet
patrimoineChemin du Petit Pioch
patrimoineChemin du Petit Quist
patrimoineChemin du Peyrou
patrimoineChemin du Plo de Saint-Martin
patrimoineChemin du Rudel
patrimoineChemin du Sucre
patrimoineChemin du Tourmentin
patrimoineChemin Fin de Siècle
patrimoineChemin Font de Galibert
patrimoineChemin François Fédou
patrimoineChemin Grande Prunette
patrimoineChemin Jacques Romanse
patrimoineChemin Joseph Joly et Madame
patrimoineChemin Neuf
patrimoineChemin Pontmartin
patrimoineChemin Raymond Fages
patrimoineChemin Rural
patrimoineChemin Rural Saint-Michel
patrimoineChemin Terre et Sable
patrimoineCours des Gentilhommes
patrimoineCours du Perroquet
patrimoineD
patrimoineDigue Richelieu
patrimoineE
patrimoineEspace Léon Viguier
patrimoineEsplanade de Pélias
patrimoineEsplanade des Îles Éoliennes
patrimoineF
patrimoineG
patrimoineH
patrimoineI
patrimoineImpasse Achille Bautes
patrimoineImpasse Agathe
patrimoineImpasse Aimé Gourc
patrimoineImpasse André Chassefières
patrimoineImpasse Argos
patrimoineImpasse Artémis
patrimoineImpasse Barbès
patrimoineImpasse Bastide de Joly
patrimoineImpasse Bel Air
patrimoineImpasse Bernard Palissy
sciencesArtisan autodidacte devenu l'un des plus grands céramistes de la Renaissance, Bernard Palissy (v.1510-1589) passa seize ans de sa vie obstinément penché sur son four, à chercher le secret de l'émail blanc à la vénitienne — ruinant sa famille, brûlant ses meubles pour alimenter son feu quand le bois vint à manquer. La légende, colportée jusque dans l'Encyclopédie de Diderot, veut qu'il ait sacrifié jusqu'aux planches de son plancher. Sa persévérance finit par payer : il inventa les fameuses « rustiques figulines », plats et bassins émaillés où grouillent, en relief saisissant, lézards, poissons, serpents, grenouilles et coquillages moulés d'après nature. Sa virtuosité lui valut la protection de Catherine de Médicis, pour qui il aménagea une grotte céramique aux Tuileries. Mais Palissy fut aussi un précurseur des sciences : converti au protestantisme vers 1546, il donna des conférences remarquées sur les eaux, les métaux, la formation des roches, et défendit contre l'Église l'idée révolutionnaire que les fossiles sont des restes d'animaux réels — bien avant la naissance de la paléontologie. Ses convictions religieuses lui valurent la prison sous Henri II, puis la Bastille à près de quatre-vingts ans, où il mourut en 1589. La légende raconte qu'Henri III, venu le presser d'abjurer, s'entendit répondre : « Sire, vous ne pouvez rien contre moi, car je sais mourir. »
Impasse Cadet Roussel
patrimoineImpasse Candide
patrimoineImpasse Cap au Sud
patrimoineImpasse Charles Trenet
patrimoineImpasse Clos Beausoleil
patrimoineImpasse Commandant Méric
patrimoineImpasse Courbe
patrimoineImpasse d'Alger
patrimoineImpasse d'Amiata
patrimoineImpasse d'Andalousie
patrimoineImpasse d'Andorre la Vieille
patrimoineImpasse d'Artigues
patrimoineImpasse David Blum
patrimoineImpasse d'Aviler
patrimoineImpasse de Baluffe
patrimoineImpasse de Bazeilles
patrimoineImpasse de Bételgeuse
patrimoineImpasse de Bône
patrimoineImpasse de Camerone
patrimoineImpasse de Cordoue
patrimoineImpasse de Cortaderias
patrimoineImpasse de la Batterie
patrimoineImpasse de la Bienvenue
patrimoineImpasse de la Brigantine
patrimoineImpasse de la Cadène
patrimoineImpasse de la Causse
patrimoineImpasse de la Charrue
patrimoineImpasse de la Chevrette
patrimoineImpasse de la Ciboulette
patrimoineImpasse de la Cossarde
patrimoineImpasse de la Cosse
patrimoineImpasse de la Forge
patrimoineImpasse de la Grand-Voile
patrimoineImpasse de la Guiraudette
patrimoineImpasse de la Marne
patrimoineImpasse de la Misaine
patrimoineImpasse de la Miugrana
patrimoineImpasse de la Montée de Joly
patrimoineImpasse de l'Ange Gardien
patrimoineImpasse de la Petite Prunette
patrimoineImpasse de la Poissonnerie
patrimoineImpasse de la Poulie
patrimoineImpasse de l'Araur
patrimoineImpasse de la Rocaille
patrimoineImpasse de l'Artimon
patrimoineImpasse de la Sagne
patrimoineImpasse de la Téranga
patrimoineImpasse de l'Aube
patrimoineImpasse de l'Aubépine
patrimoineImpasse de l'Azur
patrimoineImpasse de l'Estragon
patrimoineImpasse de l'Éteule
patrimoineImpasse de l'Étoile Polaire
patrimoineImpasse de l'Horizon
patrimoineImpasse de l'Œillade
patrimoineImpasse de l'Onyx
patrimoineImpasse de Mars
patrimoineImpasse d'Embonne
patrimoineImpasse de Mercure
patrimoineImpasse de Noël
patrimoineImpasse de Panaréa
patrimoineImpasse de Provence
patrimoineImpasse des Abreuvoirs
patrimoineImpasse des Aigrettes
patrimoineImpasse des Aigues Marines
patrimoineImpasse des Aires
patrimoineImpasse des Angrolas
patrimoineImpasse des Arroches
patrimoineImpasse des Bastides de Baluffe
patrimoineImpasse des Camarines
patrimoineImpasse des Canottes
patrimoineImpasse des Chardons
patrimoineImpasse des Chênes Lièges
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Consuls
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Cordeliers
patrimoineImpasse des Dahlias
patrimoineImpasse des Dauphins
patrimoineImpasse des Dockers
patrimoineImpasse des Émeraudes
patrimoineImpasse des Empêtres
patrimoineImpasse des Étourneaux
patrimoineImpasse des Flamants Roses
patrimoineImpasse des Fruits de la Passion
patrimoineImpasse des Gabelous
patrimoineImpasse des Gabians
patrimoineImpasse des Galets
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Grands Cormorans
patrimoineImpasse des Grenadines
patrimoineImpasse des Héliotropes
patrimoineImpasse des Huniers
patrimoineImpasse de Sidi Bel Abbès
patrimoineImpasse de Sidi Brahim
patrimoineImpasse des Indochinois
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Kakis
patrimoineImpasse des Lauzes
patrimoineImpasse des Mares
patrimoineImpasse des Massaliotes
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Miquicoles
patrimoineImpasse des Montilles de Gaillardy
patrimoineImpasse des Musiciens
patrimoineImpasse des Noctuelles
patrimoineImpasse des Œillets
patrimoineImpasse des Oyats
patrimoineImpasse des Petits Pins
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse des Peuts-Peuts
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Prunelliers
patrimoineImpasse des Prunettes
patrimoineImpasse des Puisatiers
patrimoineImpasse des Reines-Claudes
patrimoineImpasse des Rocs
patrimoineImpasse des Saponaires
patrimoineImpasse des Sargasses
patrimoineImpasse des Sauges
patrimoineImpasse des Scirpes
patrimoineImpasse des Servants
patrimoineImpasse des Tournesols
patrimoineImpasse des Tourterelles
patrimoineImpasse des Traverses
patrimoineImpasse des Tribules
patrimoineImpasse de Stromboli
patrimoineImpasse des Vignerons
natureImpasse de Terradas
patrimoineImpasse de Tunis
patrimoineImpasse de Vénus
patrimoineImpasse d'Oran
patrimoineImpasse d'Oslo
patrimoineImpasse du Bagnas
patrimoineImpasse du Basalte
patrimoineImpasse du Beau Temps
patrimoineImpasse du Bon Coin
patrimoineImpasse du Bon Vin
patrimoineImpasse du Bouquetin
patrimoineImpasse du Bouras
patrimoineImpasse du Cabestan
patrimoineImpasse du Cacatois
patrimoineImpasse du Capiscol
patrimoineImpasse du Centre
patrimoineImpasse du Chasselas
patrimoineImpasse du Château d'Eau
patrimoineImpasse du Chaume
patrimoineImpasse du Clapas
patrimoineImpasse du Clauzet
patrimoineImpasse du Commandant Réveille
patrimoineImpasse du Cormoran
patrimoineImpasse du Courlis
patrimoineImpasse du Docteur Désiré Cauvet
patrimoineImpasse du Figuier
patrimoineImpasse du Flamboyant
patrimoineImpasse du Fraisse
patrimoineImpasse du Framboisier
patrimoineImpasse du Geai
patrimoineImpasse du Glacis
patrimoineImpasse du Globe
patrimoineImpasse du Héron
patrimoineImpasse du Hoggar
patrimoineImpasse du Jais
patrimoineImpasse du Japon
patrimoineImpasse du Joli Mont
patrimoineImpasse du Lavandin
patrimoineImpasse du Martin Pêcheur
patrimoineImpasse du Merle
patrimoineImpasse du Muscat
patrimoineImpasse du Pèlerin
patrimoineImpasse du Petit Pioch
patrimoineImpasse du Prado
patrimoineImpasse du Saphir
patrimoineImpasse du Stade
patrimoineImpasse du Ténéré
patrimoineImpasse du Tibesti
patrimoineImpasse du Tokay
patrimoineImpasse du Torcal
patrimoineImpasse du Vent d'Autan
patrimoineImpasse Eden Roc
patrimoineImpasse Fin de Siècle
patrimoineImpasse Fort Royal
patrimoineImpasse Galatée
patrimoineImpasse George Sand
patrimoineImpasse Gohin
patrimoineImpasse Henri Lacombe
patrimoineImpasse Jacques Romanse
patrimoineImpasse Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Impasse Jean Rat
patrimoineImpasse Jupiter
patrimoineImpasse Lamothe Tenet
patrimoineImpasse Lavagne
patrimoineImpasse Le Nôtre
patrimoineImpasse Léo Lagrange
patrimoineImpasse Lou Pimpanél
patrimoineImpasse Marie Céleste
patrimoineImpasse Marie Galante
patrimoineImpasse Mère Teresa
patrimoineImpasse Mireille
patrimoineImpasse Molière
patrimoineImpasse Patron Gelly
patrimoineImpasse Paul Gaillard
patrimoineImpasse Picpaille
patrimoineImpasse Pierre Vergnes
patrimoineImpasse Raffanel
patrimoineImpasse Ranavalo
patrimoineImpasse Ronsard
patrimoineImpasse Sabine Zlatin
patrimoineImpasse Sadi Carnot
histoireIssu d'une des grandes lignées républicaines et scientifiques françaises — petit-fils du révolutionnaire Lazare Carnot et neveu du physicien Sadi Carnot, père de la thermodynamique — Marie François Sadi Carnot (1837-1894) suivit d'abord la voie familiale : Polytechnique, ingénieur des Ponts et Chaussées. Républicain modéré, il devint président de la Troisième République en 1887, après que le scandale des décorations eut contraint son prédécesseur Jules Grévy (1807-1891) à démissionner — le gendre de Grévy monnayait honteusement des Légions d'honneur. Réputé pour sa rigueur et son honnêteté dans une République secouée par les scandales, Carnot dut affronter une société française agitée : le retentissant scandale de Panama (1892), où plusieurs centaines de députés et de journaux s'étaient laissés corrompre par la Compagnie interocéanique de Ferdinand de Lesseps, ruinée après l'échec du percement du canal ; les attentats anarchistes qui frappaient Paris (Vaillant à la Chambre des députés, Ravachol, Émile Henry au café Terminus…) ; et la crise boulangiste, du nom du général Georges Boulanger (1837-1891), populaire et menaçant, qui rêvait d'un pouvoir personnel et d'une revanche militaire contre l'Allemagne pour reconquérir l'Alsace-Moselle, cédée par le traité de Francfort en 1871. La politique extérieure de Carnot poursuivit l'expansion coloniale (Afrique, Indochine) tout en se rapprochant de la Russie tsariste — jetant les bases de l'alliance qui structurera le début du XXᵉ siècle. Sa fin fut brutale : à Lyon, le 24 juin 1894, alors qu'il quittait un banquet à la Chambre de commerce, il fut poignardé par Sante Caserio, jeune boulanger anarchiste italien de vingt-et-un ans, qui vengeait ainsi l'exécution récente de Vaillant. Ses funérailles nationales rassemblèrent des centaines de milliers de Parisiens en deuil. Il fut inhumé au Panthéon — seul président de la Troisième République à y entrer directement à sa mort. Avez-vous déjà entendu parler de son oncle et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Carnot.
Impasse Saint-Augustin
patrimoineImpasse Sainte-Thérèse
patrimoineImpasse Saint-Maxence
patrimoineImpasse Saint-Thomas
patrimoineImpasse Saint-Vincent
patrimoineImpasse Saissan
patrimoineImpasse Santa-Maria
patrimoineImpasse Saturne
patrimoineImpasse Sicard
patrimoineImpasse Stéphane Mallarmé
patrimoineJ
patrimoineK
patrimoineL
patrimoineLes Maisons du Cap
patrimoineLotissement Le Clos d'Agatha
patrimoineM
patrimoineMail de Rochelongue
patrimoineMontée de Joly Prolongée
patrimoineN
patrimoineO
patrimoineP
patrimoineParking de l'Auvergne
patrimoineParking du Rouergue
patrimoineParking du Temps Libre
patrimoineParking Hôpital Saint-Loup
patrimoinePassage Colbert
patrimoinePassage des Appelés
patrimoinePassage des Boutiques
patrimoinePassage des Noctambules
patrimoinePassage des Saltimbanques
patrimoinePassage des Tuileries
patrimoinePassage de Varsovie
patrimoinePassage du Front de Mer
patrimoinePassage du Soleil Levant
patrimoinePassage Edmond Montels
patrimoinePassage Guilleminet
patrimoinePassage Jean-François Bouillon-Landais
patrimoinePassage Kléber
patrimoinePassage Robert Schuman
patrimoinePassage Vauban
patrimoinePasserelle Docteur Guy Tourreau
patrimoinePasserelle l'Abbé Henry Bérail
patrimoinePlace Abbé Dolques
patrimoinePlace Agde Marine
patrimoinePlace Alain Bertrand
patrimoinePlace Antoine Cassagne
patrimoinePlace Charles Dellon
patrimoinePlace de Colchide
patrimoinePlace de la Belle Agathoise
patrimoinePlace de l'Agenouillade
patrimoinePlace de la Glacière
patrimoinePlace de la Marine
patrimoinePlace de l'Arbre Gérard Denestebe
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de l'Europe
patrimoinePlace de l'Ingénieur Niquet
patrimoinePlace des Cystes
patrimoinePlace des Enfants d'Izieu
patrimoinePlace des Gabelous
patrimoinePlace des Halles
patrimoinePlace de Siloë
patrimoinePlace des Passereaux
patrimoinePlace des Pervenches
patrimoinePlace du 18 Juin 1940
patrimoinePlace du Belvédère
patrimoinePlace du Commandant Vibert
patrimoinePlace du Globe
patrimoinePlace du Jeu de Ballon
patrimoinePlace du Môle
patrimoinePlace du Puits de Jacob
patrimoinePlace du Thym
patrimoinePlace du Vieux Puits
patrimoinePlace François Conesa
patrimoinePlace Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Place Henri 1 de Montmorency
patrimoinePlace Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Place Louis Bessière
patrimoinePlace Lyautey
patrimoinePlace Maurice et Katia Krafft
patrimoinePlace Miramar
patrimoinePlace Molière
patrimoinePlace Rhin et Danube
patrimoinePlace Saint-Clair
patrimoinePlace Saint-Georges
patrimoinePlace Terrisse
patrimoinePlan Andrée Montel
patrimoinePlan Cécile
patrimoinePlan d'Artigues
patrimoinePlan des Boucaniers
patrimoinePlan René Subra
patrimoinePlan Terrisse
patrimoinePont de Civry
patrimoinePont des Maréchaux
patrimoinePont Jean Alinat
patrimoinePont Saint-Joseph
patrimoinePont Servant
patrimoinePromenade Docteur Guy Tourreau
patrimoinePromenade du Môle
patrimoineQ
patrimoineQuai Alexandre Dreuille
patrimoineQuai Antoine Fonquerle
patrimoineQuai Commandant Mages
patrimoineQuai Commandant Méric
patrimoineQuai Commandant Réveille
patrimoineQuai de la Senne
patrimoineQuai de la Trinquette
patrimoineQuai de la Trirème
patrimoineQuai de l'Estacade
patrimoineQuai des 3 Frères Azéma
patrimoineQuai des Caïques
patrimoineQuai des Chantiers François Palumbo
patrimoineQuai des Joutes
patrimoineQuai des Palangriers
patrimoineQuai des Phéniciens
patrimoineQuai Di Dominico
patrimoineQuai du Beaupré
patrimoineQuai du Capelet
patrimoineQuai du Golfe
patrimoineQuai du Vieux Cap
patrimoineQuai Henri Courpouron
patrimoineQuai Jean Miquel
patrimoineQuai Jean Vila
patrimoineQuai Saint-Martin
patrimoineQuais de Thessalie
patrimoineQuai Théophile Cornu
patrimoineR
patrimoineRambla du Soleil
patrimoineRampe de la Poudrière
patrimoineRond-Point Alexandre Bompar
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patrimoineRond-Point Carré d'As
patrimoineRond-Point Charles Miquel
patrimoineRond-Point Cœur de Station
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natureRond-Point du Bagnas
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patrimoineRond-Point Hubert Montels
patrimoineRond-Point Jules et René Cros
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patrimoineRond-Point Louis Fourestier
patrimoineRond-Point Nicolas Fouquet
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patrimoineRond-Point René Bouschet
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patrimoineRond-Point Saint-Étienne
patrimoineRoute d’Agde
patrimoineRoute de Bessan
patrimoineRoute de Florensac
patrimoineRoute de Guiraudette
patrimoineRoute de la Gare d'Eau
patrimoineRoute de la Tamarissière
patrimoineRoute de Marseillan
patrimoineRoute de Marseillan Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Route de Marseillan Prolongée
patrimoineRoute de Rochelongue
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patrimoineRoute de Vias
patrimoineRoute du Grau
patrimoineRue Alain Savary
patrimoineRue Alcide Viala
patrimoineRue Allengry
patrimoineRue Alsace Lorraine
patrimoineRue André Chassefières
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patrimoineRue Antoine de Saint-Exupéry
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patrimoineRue Arthur Rimbaud
patrimoineRue Auguste Baussan
patrimoineRue aux Herbes
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patrimoineRue Basse
patrimoineRue Beaulieu
patrimoineRue Benoît Delmas
patrimoineRue Berthelot
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patrimoineRue Brescou
patrimoineRue Camille Desmoulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Cassan
patrimoineRue Charles Gounod
cultureÉlevé dans une famille de mélomanes parisienne — sa mère était pianiste et son père peintre —, Charles Gounod (1818-1893) étudia au Conservatoire de Paris et remporta le prestigieux Prix de Rome en 1839. Le séjour à la Villa Médicis lui révéla la musique italienne et la spiritualité catholique romaine, deux influences durables. Devenu maître de chapelle et organiste en 1843, il suivit des cours de théologie et faillit entrer dans les ordres — mais y renonça peu après l'avènement de la Deuxième République. Sa foi profonde imprégnera néanmoins toute son œuvre. Il connut la gloire avec son cinquième opéra, Faust (1859), pourtant en rupture avec les codes de son époque : là où l'opéra italien célébrait la virtuosité vocale, Gounod privilégiait le lyrisme mélodique et l'expression intime des sentiments. Ce fut le succès mondial. Après trois opéras peu remarqués, la reconnaissance revint avec Roméo et Juliette (1867), autre sommet de son art. Mais son œuvre déborde largement l'opéra : Gounod composa un catalogue considérable de musique sacrée — dont la sublime Messe solennelle de sainte Cécile et deux grands oratorios, Rédemption et Mors et Vita — et surtout la mélodie qu'on entend depuis 150 ans dans tous les mariages, tous les baptêmes et tous les enterrements catholiques du monde : son fameux Ave Maria (sous sa forme définitive en 1859), méditation posée en apesanteur sur le premier prélude en do majeur du Clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach — union miraculeuse de deux siècles. Détail plus inattendu : Gounod composa aussi une petite pièce humoristique, la Marche funèbre d'une marionnette (1872), qui devint mondialement célèbre lorsqu'Alfred Hitchcock en fit l'indicatif de son émission télévisée Alfred Hitchcock présente. Après un exil à Londres consécutif à la Commune, marqué par une relation orageuse avec la chanteuse Georgina Weldon, Gounod rentra en France et poursuivit sa carrière. Il mourut à Saint-Cloud en 1893, à soixante-quinze ans, alors qu'il composait un Requiem qu'il ne put achever. Son écriture claire et mesurée aura contribué à définir le style français que développeront après lui Bizet et Saint-Saëns. Connaissez-vous ces deux compositeurs ? Cherchez-les, ils ne sont pas loin !
Rue Charles Kalfon
patrimoineRue Charles Nardonne
patrimoineRue Charleval
patrimoineRue Cherche Midi
patrimoineRue Chevalier de Bernard
patrimoineRue Claude Bernard
patrimoineRue Claude Vignier
patrimoineRue Clement Marot
patrimoineRue Commandant Louis Vilarem
patrimoineRue Commandant Malet
patrimoineRue Courte
patrimoineRue d'Alembert
patrimoineRue d'Alicudi
patrimoineRue Daniel Richaud
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patrimoineRue Danton
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patrimoineRue de la Placette
patrimoineRue de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Rue de la Poissonnerie
patrimoineRue de la Prunette
patrimoineRue de l'Aramon
patrimoineRue de l'Arc en Ciel
patrimoineRue de l'Ardoise
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natureRue de l'Armée d'Afrique
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patrimoineRue des Chênes Blancs
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Chênes Verts
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Cigalons
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natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Loriots
patrimoineRue des Montilles
patrimoineRue des Moulins à Huile
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue des Néréides
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patrimoineRue Diderot
cultureFils d'un couvreur devenu maître coutelier de Langres, dans la Haute-Marne, Denis Diderot (1713-1784) fut l'un des esprits les plus vastes et les plus audacieux de son siècle. Athée, matérialiste, précurseur de l'évolutionnisme un siècle avant Darwin, hostile aux dogmes religieux comme aux tyrannies politiques, il incarna toutes les hardiesses des Lumières. Sa réputation moderne tient d'abord à son grand œuvre : l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, coécrite avec le mathématicien Jean Le Rond d'Alembert, à laquelle il consacra vingt années de sa vie. Initialement conçue comme une simple traduction de la Cyclopædia de l'Anglais Chambers, elle explosa sous sa plume en une entreprise philosophique et militante d'une ampleur inédite : 17 volumes de texte, 11 volumes de planches, 71 818 articles — véritable arsenal de la raison contre les préjugés, mise à l'Index par le pape et plusieurs fois interdite. Mais Diderot ne fut pas seulement encyclopédiste. Il est aussi l'un des grands prosateurs français : Le Neveu de Rameau (dialogue vertigineux entre un philosophe et un parasite génial, découvert et traduit par Goethe), Jacques le Fataliste (roman précurseur du modernisme), La Religieuse (réquisitoire brûlant contre la vie conventuelle forcée). Il inventa aussi la critique d'art moderne avec ses Salons commentant les expositions du Louvre. Il pensa le théâtre avec le Paradoxe sur le comédien. Et sa correspondance avec sa maîtresse Sophie Volland compte parmi les plus belles pages du XVIIIᵉ siècle. Emprisonné à Vincennes en 1749 pour ses écrits athées — c'est là que Rousseau vint le voir à pied depuis Paris, moment fondateur de leur amitié —, il vécut toute sa vie dans une gêne financière que sa gloire n'atténuait pas. À soixante ans, il vendit sa bibliothèque à Catherine II de Russie, qui lui en laissa l'usage jusqu'à sa mort, et fit le voyage à Saint-Pétersbourg dans l'espoir vain de convaincre l'impératrice d'appliquer les principes des Lumières. Il mourut à Paris en 1784, cinq ans avant la Révolution qu'il avait tant fait pour préparer. Étrangement, il n'entra jamais au Panthéon — malgré plusieurs tentatives récentes. Il repose discrètement dans l'église Saint-Roch, à quelques rues du Louvre — un des rares grands des Lumières que la République n'a jamais consacré. L'héritage d'une vie de travail au service de la raison.
Rue Dieudonné Costes
patrimoineRue d'Orion
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patrimoineRue du Maréchal Bosquet
patrimoineRue du Mont Saint-Loup
patrimoineRue du Mourastel
patrimoineRue du Pacifique
patrimoineRue du Pêcheur
patrimoineRue du Père Cros
patrimoineRue du Petit Quist
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patrimoineRue du Picpoul
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patrimoineRue du Portalet
patrimoineRue du Professeur Chastelain
patrimoineRue du Professeur François Lavieille
patrimoineRue du Rêve
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patrimoineRue du Trésor Royal
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patrimoineRue du Vent des Dames
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patrimoineRue Edmond Michelet
patrimoineRue Émile Mazuc
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patrimoineRue Esprit Fabre
patrimoineRue Étienne Rigaud
patrimoineRue Famille Carrausse
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patrimoineRue Flandres-Dunkerque
patrimoineRue Fontaine de Nouguier
patrimoineRue François Le Courtier
patrimoineRue François Mouraret
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patrimoineRue Georges Guynemer
patrimoineRue Gohin
patrimoineRue Grace de Monaco
patrimoineRue Grand Cap
patrimoineRue Gustave Jover
patrimoineRue Haute
patrimoineRue Henri Courpouron
patrimoineRue Henri Dunant
patrimoineRue Henri Giessenbier
patrimoineRue Hoche
patrimoineRue Honoré Muratet
patrimoineRue Hôtel du Cheval Blanc
patrimoineRue Ischia
patrimoineRue Jacques Beziat
patrimoineRue Jacques Chaban Delmas
patrimoineRue Jacques Roux
patrimoineRue Jean Bart
patrimoineRue Jean Bedos
patrimoineRue Jean Cavelier
patrimoineRue Jean-Jacques Coste Floret
patrimoineRue Jean-Jacques Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Rue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jean Nohain
patrimoineRue Jean Pallarès
patrimoineRue Jean-Paul Poumayrac
patrimoineRue Jean Roger
patrimoineRue Joseph Chauvet
patrimoineRue Joseph Sers
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Jules Michelet
patrimoineRue Kléber
patrimoineRue Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Lambert Maurel
patrimoineRue Léo Lagrange
patrimoineRue Léon Blum
patrimoineRue Littré
patrimoineRue Louis Bages
patrimoineRue Louis Blanc
patrimoineRue Louis Dejean
patrimoineRue Louis Reboul
patrimoineRue Louis Rumeau
patrimoineRue Louis Vallière
patrimoineRue Lucien Petit
patrimoineRue Marc Augé
patrimoineRue Marceau
patrimoineRue Marcellin Albert
patrimoineRue Mario Roustan
patrimoineRue Marius Thiers
patrimoineRue Milos
patrimoineRue Mirabeau
patrimoineRue Molière
patrimoineRue Montée de Joly
patrimoineRue Montesquieu
patrimoineRue Navarin
patrimoineRue Neuve Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Noël Blascher
patrimoineRue Olivier
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Isoir
patrimoineRue Paul Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Rue Perben
patrimoineRue Père Salles
patrimoineRue Philippe Dauby
patrimoineRue Picpaille
patrimoineRue Pierre Isnard
patrimoineRue Pierre Lattes
patrimoineRue Pierre Paul Riquet
patrimoineRue Poète
patrimoineRue Rabelais
patrimoineRue Raffanel
patrimoineRue Raymond Aris
patrimoineRue René Fillang
patrimoineRue René Franquès
patrimoineRue Richelieu
patrimoineRue Sadi Carnot
histoireIssu d'une des grandes lignées républicaines et scientifiques françaises — petit-fils du révolutionnaire Lazare Carnot et neveu du physicien Sadi Carnot, père de la thermodynamique — Marie François Sadi Carnot (1837-1894) suivit d'abord la voie familiale : Polytechnique, ingénieur des Ponts et Chaussées. Républicain modéré, il devint président de la Troisième République en 1887, après que le scandale des décorations eut contraint son prédécesseur Jules Grévy (1807-1891) à démissionner — le gendre de Grévy monnayait honteusement des Légions d'honneur. Réputé pour sa rigueur et son honnêteté dans une République secouée par les scandales, Carnot dut affronter une société française agitée : le retentissant scandale de Panama (1892), où plusieurs centaines de députés et de journaux s'étaient laissés corrompre par la Compagnie interocéanique de Ferdinand de Lesseps, ruinée après l'échec du percement du canal ; les attentats anarchistes qui frappaient Paris (Vaillant à la Chambre des députés, Ravachol, Émile Henry au café Terminus…) ; et la crise boulangiste, du nom du général Georges Boulanger (1837-1891), populaire et menaçant, qui rêvait d'un pouvoir personnel et d'une revanche militaire contre l'Allemagne pour reconquérir l'Alsace-Moselle, cédée par le traité de Francfort en 1871. La politique extérieure de Carnot poursuivit l'expansion coloniale (Afrique, Indochine) tout en se rapprochant de la Russie tsariste — jetant les bases de l'alliance qui structurera le début du XXᵉ siècle. Sa fin fut brutale : à Lyon, le 24 juin 1894, alors qu'il quittait un banquet à la Chambre de commerce, il fut poignardé par Sante Caserio, jeune boulanger anarchiste italien de vingt-et-un ans, qui vengeait ainsi l'exécution récente de Vaillant. Ses funérailles nationales rassemblèrent des centaines de milliers de Parisiens en deuil. Il fut inhumé au Panthéon — seul président de la Troisième République à y entrer directement à sa mort. Avez-vous déjà entendu parler de son oncle et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Carnot.
Rue Saint-Césaire
patrimoineRue Saint-Guilhem
patrimoineRue Saint-Martin des Vignes
natureRue Saint-Maxence
patrimoineRue Saint-Sever
patrimoineRue Saint-Simon
patrimoineRue Saint-Vénuste
patrimoineRue Sarret de Coussergues
patrimoineRue Terrisse
patrimoineRue Théra
patrimoineRue Torte
patrimoineRue Vélasquez
patrimoineRue Victor Bonnaric
patrimoineRue Victor de Moléon
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Victor Lachaud
patrimoineRue Victor Pouget
patrimoineRue Vincent Brignole
patrimoineRue Voltaire
histoireIssu de la bourgeoisie parisienne, François-Marie Arouet (1694-1778) fit de brillantes études chez les jésuites de Louis-le-Grand. Son pseudonyme Voltaire est l'anagramme d'Arovet L.J. — « Arouet le Jeune » — à une époque où u et v ne se distinguaient pas encore à l'écrit. Ses vers irrévérencieux contre le Régent lui valurent onze mois de Bastille en 1717, où il écrivit sa première tragédie et se choisit son nouveau nom. Un franc-parler récidiviste l'exila ensuite en Angleterre pendant trois ans, séjour décisif : il en revint transformé, avec une philosophie réformatrice de la justice et de la société inspirée du modèle anglais, et une défense ardente de la liberté d'expression. Rentré en France, il ne cessa dès lors de critiquer la guerre, le dogme chrétien et surtout la monarchie absolue de droit divin. Historiographe du roi en 1745, il entra à l'Académie française l'année suivante — mais ses écrits scandaleux (Zadig, 1747) le forcèrent à l'exil, d'abord chez Frédéric II à Berlin, puis en Suisse. En 1759, il s'installa à Ferney, village frontalier de la Suisse qui portera désormais son nom : il y accueillit toute l'Europe éclairée pendant vingt ans, devenant le « patriarche de Ferney », référence intellectuelle du siècle. La même année, il publia Candide, roman satirique où sa naïveté imaginaire dénonce le fanatisme, la guerre, l'esclavage et l'optimisme métaphysique de Leibniz — le fameux « Il faut cultiver notre jardin » qui clôt le livre. Avec ses pamphlets mordants, il se battit contre les injustices judiciaires : l'affaire Calas (protestant toulousain roué en 1762, réhabilité grâce à lui en 1765), l'affaire Sirven, l'exécution du jeune chevalier de La Barre. À chacun il opposa sa devise, signée à la fin de ses lettres : « Écrasons l'infâme » — l'infâme étant le fanatisme religieux. En 1778, à quatre-vingt-trois ans, il revint triomphalement à Paris après vingt-huit ans d'absence : la Comédie-Française l'acclama debout, la foule l'idolâtra. Il mourut trois mois plus tard. Refusé de sépulture chrétienne, enterré à la sauvette en Champagne, il fut transféré au Panthéon par la Révolution en 1791. Il y repose depuis, face à Rousseau — les deux frères ennemis des Lumières.
Rue Volvire de Brassac
patrimoineRue Yvette Llères
patrimoineS
patrimoineSquare Joseph Picheire
patrimoineT
patrimoineTraverse de la Calade
patrimoineU
patrimoineV
patrimoineVoie Communale de Bessan à Agde
patrimoineVoie Communale de Florensac à Agde
patrimoineVoie Verte Canal du Midi
patrimoineVoie Verte du Canal du Midi
patrimoineW
patrimoineX
patrimoine